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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les drives des supermarchés de la Loire sous tension

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ils font partie des salariés qui continuent de travailler sur site malgré les mesures de confinement. Et ils travaillent d'arrache-pied pour nous servir : les salariés de la grande distribution sont mis à rude épreuve, particulièrement dans les drives.

L'activité est forte dans les drives depuis le début de la crise du covid-19.
L'activité est forte dans les drives depuis le début de la crise du covid-19. © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Plusieurs syndicats de la grande distribution dénoncent les conditions de travail des salariés du secteur dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, entre des mesures barrières qui ne seraient pas toujours bien appliquées et une pression liée à la forte demande des clients. C'est particulièrement vrai dans les drives des supermarchés, qui sont pris d'assaut.

Pas de créneau libre avant une semaine

Certaines enseignes ont fait le choix de bloquer les commandes pour pouvoir continuer à répondre à la demande, comme l'explique cette salariée d'un drive situé dans la vallée du Gier. Elle a tenu à témoigner de manière anonyme : "les clients ne peuvent plus faire de commande avant une semaine parce que tous les créneaux sont pris, et si on ne bloque pas les commandes, _on en aurait plus de 600 par jour, contre 200 en temps normal_". 

Avec nos collègues, on est à moins d'un mètre, sinon on est en retard

La pression a conduit plusieurs de ses collègues à se mettre en arrêt maladie. Sur les 15 personnes qui travaillent habituellement dans son équipe, ils ne sont plus que quatre. "Pour attraper un truc lourd, avant on faisait bien attention à notre dos, là il faut se dépêcher donc il y en a qui se blessent", explique la salariée. "Et franchement il y en a d'autres qui ne veulent pas venir dans ces conditions", ajoute-t-elle. Les conditions en question, ce sont des mesures barrière contre le coronavirus qui seraient insuffisantes, selon les salariés de ce drive du Gier : "on a des gants et c'est tout, mais il faut les changer souvent car ils cassent vite; on n'a pas de masques, et puis avec nos collègues on est à moins d'un mètre", décrit la salariée, qui déplore par ailleurs des "engueulades" venant de sa direction, justement parce que les distances recommandées ne sont pas respectées. "Mais on ne peut pas les respecter, après on serait en retard", lâche l'employée du drive. 

Ouverture supplémentaire le dimanche matin

Chez Auchan Villars, les salariés aussi attendent des masques, que la direction a promis de distribuer dans les prochains jours. Pour le reste, les mesures barrière sont plutôt bien appliquées selon Dominique Bernat, représentant syndical Force ouvrière. Il assure qu'il n'y a aucun contact entre les clients et les salariés au moment du chargement. Le drive du supermarché est en revanche très fréquenté. "C'est là où il y a le plus de monde, on fait monter des personnels de la surface de vente en renfort", explique-t-il. Preuve de la forte demande, le drive d'Auchan Villars est désormais ouvert le dimanche matin, ce qui n'était pas le cas avant la crise du covid-19. 

Dominique Bernat estime que la direction d'Auchan a bien pris en compte la sécurité des salariés, au drive comme en magasin, avec des changements d'horaires par exemple pour l'équipe de remplissage (elle commence à 3h du matin au lieu de 5h, pour passer le moins de temps possible en magasin en même temps que les clients) et des protections en plexiglass autour des hôtesses de caisse. 

Besoin de reconnaissance

"On est associé avec la direction pour essayer de faire travailler les gens dans les meilleures conditions, sans s'opposer à rien", commente le représentant syndical. Mais "le travail syndical reprendra", promet Dominique Bernat, qui espère que les dirigeants des enseignes de grande distribution sauront récompenser leurs salariés en temps venu. 

Auchan devrait effectivement verser une prime de 1 000 euros à tous ses employés "qui ont démontré une mobilisation exceptionnelle" en continuant de se rendre physiquement au travail, en pleine épidémie de coronavirus. 65 000 salariés sont concernés par cette mesure. 

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