Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : les élèves-musiciens et plasticiens du Pays Basque ne lui disent pas merci !

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays Basque

Pas facile d'enseigner la musique ou les arts plastiques en ces temps de COVID. Pendant le confinement, les établissements ont été obligés de s'adapter en utilisant les outils de visio-conférence. Même depuis le déconfinement, l'enseignement s'effectue en mode dégradé.

Réviser ses cours à la maison
Réviser ses cours à la maison - Cathy Barnetche

Le coronavirus, les musiciens et les plasticiens ne lui disent pas merci ! Les artistes souffrent et les étudiants aussi. Depuis le début de l'épidémie de COVID-19 l'enseignement de la musique et des arts plastiques s'est particulièrement compliqué au Pays Basque. 

Précautions anti COVID au Conservatoire
Précautions anti COVID au Conservatoire © Radio France - Jacques Pons

Au conservatoire, le Coronavirus donne le la

La vie des 1920 élèves du conservatoire Maurice Ravel de Bayonne (250 en théâtre, 600 danseurs et 1200 musiciens (des élèves sont en double cursus) est affectée depuis la mi-mars. Certains sont restés chez eux en se servant des outils de visioconférence pour suivre les cours. D'autres élèves ont vu l'enseignement de leur pratique sérieusement dégradé durant le confinement : notamment en chant, danse et théâtre. Impossible pour eux de suivre des cours en groupe. Les plus petits des élèves ont pu suivre la formation musicale via internet. Les plus grands peuvent désormais revenir dans le conservatoire mais en respectant des itinéraires fléchés et des consignes strictes d'hygiène.

itinéraires fléchés, sens obligatoires dans le conservatoire de Bayonne
itinéraires fléchés, sens obligatoires dans le conservatoire de Bayonne © Radio France - Jacques Pons

Dès le déconfinement, le conservatoire a fait passer les examens _"sur la base du contrôle continu complété par des travaux à distance"précise la directrice Elisabeth Lécussant. "Nous avons accompagné en présentiel les élèves en orientation professionnelle, y compris en danse. Puis au fur et à mesure d’assouplissement des règles sanitaires, les cours instrumentaux en présentiel, sauf si les familles voulaient poursuivre en visioconférence. La danse en groupe n’a pu reprendre, nous allons sûrement proposer des séances supplémentaires durant des week-ends ou des vacances pour rattraper le retard_"

Le conservatoire de Bayonne
Le conservatoire de Bayonne © Radio France - Jacques Pons

Les inscriptions ont eu lieu entièrement en ligne, complétées par une possibilité de courrier pour ceux qui ne disposent pas d’internet "Nous serons plus souples si des personnes veulent s’inscrire à la rentrée" Et lors de ce retour au conservatoire en septembre, la co-directrice provisoire du conservatoire ajoute : "Il est certain que _nous nous attacherons pédagogiquement à accompagner ceux qui n’avaient pas les moyens d’en profiter_. Nous sommes par essence un métier de contact et de transmission, les professeurs l’ont vécu comme une grande frustration et pour ceux qui peuvent retrouver leurs élèves, un grand soulagement. Les autres attendent la rentrée avec impatience"

A l'école de musique de Tarnos : on joue mais pas en groupe

A l'école de musique de Tarnos, la  visio-conférence a permis de maintenir un lien, même ténu, entre les 20 professeurs et les 400 élèves. Depuis le déconfinement, les cours reprennent a minima dans l'établissement municipal. En revanche, pas possible de réunir les deux harmonies et les deux big-band de l'école. Un crève-cœur pour le directeur Arnaud Labastie. 

Le directeur de l'école de musique de Tarnos, Arnaud Labastie
Le directeur de l'école de musique de Tarnos, Arnaud Labastie - Amandine Marhuanda

Arnaud Labastie, directeur de l'école municipale de Tarnos

A l'école supérieure des arts Pays Basque : les cours depuis la maison

Autre secteur contrarié par le coronavirus : celui de l'école supérieure d'art Pays Basque. Là aussi, les 118 étudiants en classe préparatoire et ceux qui suivent les trois ans du Diplôme National d'Art, ont dû rester chez eux. Même chose pour les 750 étudiants amateurs de l'école. Pour les étudiants, en cursus professionnel, il n'y a pas eu d’interruption des cours. Simplement, les classes se sont déroulées via les outils de visioconférence comme Skype. Pour les amateurs, aucun cours.

Même les examens de fin de cycle se sont effectués en avril grâce aux moyens numériques. La directrice de l'institution, Delphine Etchepare, révèle d'ailleurs que les étudiants se sont adaptés avec des formats plus concentrés, plus petits et surtout moins de volumes dans leurs travaux. Le déconfinement n'a pas permis à l'école de rouvrir ses ateliers. Règles trop compliquées, trop contraignantes. 

Delphine Etchepare, directrice de l'école supérieure d'art Pays Basque

Il ne faudra surtout pas que cela dure en septembre — Arnaud Labastie

Pour le moment, l'école d'art n'accueille que ses travailleurs administratifs. La vie reprendra avec professeurs, étudiants et administratifs durant le mois de septembre. Une rentrée sous la menace d'une possible deuxième vague du coronavirus. Pour Arnaud Labastie : "ce serait désastreux !" 

Le coronavirus va t'il provoquer une baisse des effectifs à la rentrée ?

Arnaud Labastie : l'angoisse face à une deuxième vague du coronavirus

"C'est une question que tous les directeurs d'écoles de musique et de conservatoire se sont posé. Je pense tout à fait franchement, et je le vois aux réinscriptions, je pense que ça n'aura pas d'incidence si on peut reprendre dans des conditions normales en septembre. Si évidemment en septembre on est obligé de renoncer à certains orchestres ou de devoir aménager des choses là j'imagine que ça risque d'être un petit peu plus compliqué" _"Par contre, effectivement, il ne faudrait pas que cette situation perdure"Et qu'il y ait une deuxième vague (de coronavirus) : "C'est évidemment la grosse crainte parce que là une deuxième vague, là, je pense que ce serait terrible pour tout le secteur, pour tous les secteurs d'une manière générale, mais le secteur de la musique, de la culture, là, ce serait désastreux !"_

Les élèves en pleine action depuis chez eux
Les élèves en pleine action depuis chez eux - Arnaud Labastie
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu