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Dossier : Avoir 20 ans en 2021

Coronavirus : les étudiants bayonnais solidaires malgré les incertitudes sur leur avenir

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Par , France Bleu Pays Basque

Comment se projeter lorsqu'on est étudiant en pleine crise sanitaire ? France Bleu Pays Basque vous propose ce mercredi une journée spéciale autour de la jeunesse "20 ans en 2021". A Bayonne, malgré les incertitudes sur leur avenir professionnel, les jeunes s'adaptent et restent solidaires.

Journée spéciale "avoir 20 ans en 2021" ce mercredi sur France Bleu Pays Basque.
Journée spéciale "avoir 20 ans en 2021" ce mercredi sur France Bleu Pays Basque. © AFP - FRÉDÉRIC SCHEIBER

"C'est dur d'avoir 20 ans en 2020" avait déclaré le président Emmanuel Macron lors d'une allocution le 14 octobre dernier, au moment d'annoncer un couvre-feu à Paris et huit autres métropoles. Dans un contexte de crise sanitaire, France Bleu Pays Basque vous propose une journée spéciale ce mercredi centrée autour de la jeunesse et des problématiques rencontrées avec la Covid-19, intitulée "avoir 20 ans en 2021". Tout au long de la journée, des invités et reportages mettront à l'honneur les jeunes basques, leurs inquiétudes et leurs espoirs concernant leur vie sociale, amoureuse, étudiante ou professionnelle.

Entre désillusion et résilience, les étudiants basques s'adaptent

Pour Pauline, 20 ans, en master de commerce international à Bayonne, le plus difficile reste de suivre des cours en distanciel à l'université :"Moi j'ai la chance d'être bien entourée, et je le vis bien, mais il y a un bon goût d'amertume par rapport aux études, parce qu'on ne comprend pas trop pourquoi nous on ne peut pas être accueillis alors qu'on est une classe de 20, et que ce soit possible pour les primaires, collèges et lycées." Si aujourd'hui le moral va mieux, c'est surtout le deuxième confinement qui a pesé sur sa vie étudiante et sociale : "Ça a été un peu difficile parce qu'en arrivant à Bayonne je me disais que j'allais avoir une vie étudiante, vu qu'avant je vivais chez mes parents et donc ce n'était pas pareil. On reste enfermé chez soi toute la journée, on termine les cours et il fait déjà nuit... et on n'avait pas de vie sociale, enfin à travers les écrans."

A deux pas de là, au Centre de formation d'apprentis (CFA) de la communauté d'agglomération du Pays Basque, "c'est le flou complet", avoue Pauline, apprentie en filière cuisine. "C'est compliqué pour les examens, on ne sait toujours pas comment ça va se passer, peut-être en contrôle continu, mais ce n'est pas sûr, on saura fin avril ou début mai." Elle, comme beaucoup d'autres jeunes doivent s'adapter et pratiquer leur futur métier à la maison, vu que les restaurants sont fermés et les cours la plupart du temps à distance : "pas le choix, on fait avec le matériel qu'on a, un robot ménager et des ustensiles, mais on a pas tout comme le robot électrique, et on a pas cette pression pour les clients, ni de timing, donc on est pas en condition pour l'examen." 

"On ne peut pas se projeter, et la vingtaine c'est le moment où il faut se projeter" — Pauline, apprentie en cuisine

Même inquiétude pour Miguel, qui va fêter ses 20 ans en septembre, et qui souhaite trouver une alternance en vente. "Là ça peut être compliqué pour trouver un employeur, il faut que j'en cherche un en septembre, et je peux comprendre que ce soit compliqué de prendre quelqu'un de nouveau alors que certains sont au chômage partiel." 

Conserver la cohésion de groupe coûte que coûte

Pour ces étudiants bayonnais, c'est finalement la solidarité et le soutien psychologique qui prime pour ne pas décrocher. "On a du se réinventer, explique Dorian, 20 ans, membre du BDE de l'école de commerce et management Kedge. On a activé nos réseaux, et essayé chaque semaine d'inventer des petits jeux pour les élèves, des concours, des partenariats avec les entreprises pour faire gagner des choses... forcément ça nous rappelle qu'on est dans cette école. On envoyait des messages de soutien aux élèves et on se faisait beaucoup de visio entre nous, et ça continue". 

Pour Jeanne, en première année de la même école, "ça passe beaucoup par les réseaux sociaux, on a beaucoup de travaux de groupe et ça nous force à créer et garder du lien."

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