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Coronavirus : retour difficile pour les étudiants lorrains partis en Erasmus

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A l'Université de Lorraine, plus de 2000 étudiants étaient encore à l'étranger il y a une semaine. Avec l'épidémie de coronavirus, les deux tiers ont décidé de rentrer en France. La décision n'est pourtant pas toujours facile à prendre, et le retour souvent compliqué.

Plus de 2 000 étudiants de l'Université de Lorraine étaient en semestre à l'étranger. Les deux tiers sont rentrés en France.  Plus de 2 000 étudiants de l'Université de Lorraine étaient en semestre à l'étranger. Les deux tiers sont rentrés en France.
Plus de 2 000 étudiants de l'Université de Lorraine étaient en semestre à l'étranger. Les deux tiers sont rentrés en France. © Radio France - Clément Lhuillier

"A 9h du matin j'ai reçu un mail de l'ambassade de France à Bratislava (Slovaquie), à 17h j'étais dans le bus. En une journée, l'Erasmus s'arrête. C'est particulier comme sentiment", confie Floriane, étudiante en licence de gestion à Nancy. Son semestre à l'étranger devait durer cinq mois, il s'est finalement terminé après six semaines. Comme deux tiers des étudiants de l'Université de Lorraine partis à l'étranger, elle a décidé de rentrer en France face à la propagation du coronavirus.

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On avait peur que la Slovaquie prenne des mesures beaucoup plus drastiques et qu'on soit mis à la porte sans moyen de rentrer

L'Université a fait le point individuellement avec tous les étudiants à l'étranger.  "Notre conseil est en général de rentrer. Nous leur demandons également de s'inscrire sur le portail Ariane pour organiser leurs retours", explique Pierre Mutzenhardt, président de l'Université de Lorraine.

Comme pour beaucoup d'étudiants, ce n'est pas la situation sanitaire qui a poussé Floriane à rentrer en France : "On avait moins de risque d'attraper le coronavirus en Slovaquie, il y a beaucoup moins de cas et de nombreuses précautions ont été prises, bien plus tôt qu'en France", explique l'étudiante de 20 ans. 

Ce qui l'inquiète, c'est la suite : les frontières et les lignes aériennes se ferment petit à petit. "On est beaucoup à être rentrés car on ne savait pas comment ç'allait se dérouler dans les prochaines semaines, confie l'étudiante nancéienne. On avait peur que la Slovaquie prenne des mesures beaucoup plus drastiques et qu'on soit mis à la porte sans moyen de rentrer."

Une aide d'urgence et des bourses garanties

Floriane a pu bénéficier d'un bus gratuit affrété par l'ambassade de France en Slovaquie. Mais ce n'est pas le cas de tous. Kassandra, étudiante à l'Ensaia de Nancy, a souhaité rentrer dès qu'elle a vu que les frontières se refermaient. Elle a pris un bus depuis Vienne (Autriche). "Le chauffeur s'est arrêté à Munich. J'ai attendu quatre heures, sans informations, raconte l'étudiante en agronomie. J'ai appris que la frontière allemande allait se refermer donc je devais faire vite. J'ai finalement rencontré une personne très gentille qui m'a accompagnée en voiture jusqu'en France."

Pour éviter ce genre d'expérience, l'Université de Lorraine a mis en place une aide d'urgence : une somme versée à l'étudiant pour qu'il puisse prendre un billet d'avion. 

La situation en France ne nous donne pas envie de rentrer

Par ailleurs, la commission européenne a activé une clause pour conserver les bourses de tous les étudiants Erasmus, même rentrés à leur domicile. L'Université de Nancy a décidé d'étendre cette disposition à tous les étudiants partis à l'étranger.

Des informations utiles pour prendre une décision, même si cela reste un choix personnel. Pour Elena, en échange à Sao Paulo (Brésil), le choix n'est toujours pas fait : "Dans l'immédiat, la situation en France ne nous donne pas envie de rentrer. Mais on ne peut pas prédire comment ça va évoluer au Brésil. C'est une décision que je vais devoir prendre rapidement, je suis encore partagée par le pour et le contre."

Que je rentre à Nancy ou que je reste ici, ça ne changera rien : je vais suivre mes cours en ligne 

Vincent, au contraire, a pris sa décision : il restera à Valence, en Espagne, malgré le coronavirus qui sévit là-bas. "Que je rentre à Nancy ou que je reste ici, ça ne changera rien : je vais suivre mes cours en ligne, explique l'étudiant en licence de lettres à Nancy. Ça va me permettre de continuer à perfectionner mon espagnol."

Les outils numériques et les réseaux sociaux permettent de garder contact avec sa famille pour Vincent, qui assure "ne pas se sentir seul". Kassandra, arrivée chez elle après ses péripéties, confie quant à elle : "on se sent quand même mieux à la maison."

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