Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les vrais-faux frontaliers suisses piégés par le confinement

-
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Faute d'avoir déclaré leur résidence principale en France, des Suisses ont été refoulés aux postes frontières avec la Haute-Savoie et l'Ain aux premiers jours du confinement. Certains ont régularisé leur situation, les autres connaissent un quotidien compliqué.

Illustration frontière franco-suisse à Genève, poste de Perly.
Illustration frontière franco-suisse à Genève, poste de Perly. © Maxppp - Norbert Falco

Tous les jours, comme des dizaines de milliers de travailleurs, ils passent la frontière entre Genève et la Haute-Savoie ou l'Ain. Ils partent le matin de Saint-Julien-en-Genevois, Gaillard, Annemasse, et toutes les autres communes du Genevois français où ils ont élu domicile pour aller travailler, et effectuent le soir le trajet en sens inverse. Dans les faits, ils sont ce que l'on appelle des travailleurs frontaliers. Mais pas aux yeux de la loi.

Car ces citoyens suisses n'ont pas déclaré leur résidence principale en France. Aux yeux des lois françaises et suisses, ils vivent et travaillent en Suisse, et ne peuvent donc pas se prévaloir du statut de frontalier, reconnu à une personne qui vit dans un pays et travaille dans un pays voisin. Aujourd'hui, selon le maire de Saint-Julien-en-Genevois, Antoine Vielliard, la Haute-Savoie et l'Ain comptent vingt mille résidents suisses non déclarés, soit la moitié des citoyens suisses vivant dans les deux départements.

Plusieurs dizaines de ces faux frontaliers piégés le 17 mars 

Au premier jour du confinement, quand rentrant du travail, ces Suisses ont voulu regagner leur maison en Haute-Savoie, certains de ces Suisses non déclarés comme résidents français n'ont pas pu rejoindre leur domicile. En tant que citoyens suisses, les douaniers français ne les ont pas laissés passer. "_Cela concerne plusieurs dizaines de personnes en Haute-Savoie, mais pas du tout une vague ou un raz de marée_" indique un responsable de al direction régionale des Douanes à Annecy.

Des demandes de régularisation arrivent 

Déjà, parmi les premiers contrevenants refoulés, certains ont demandé la régularisation de leur situation. "D'autres suivront assurément après cette crise sanitaire, car ce épisode leur a fait prendre conscience qu'il était risqué et inconfortable de vivre dans une zone grise"estime le maire de Saint-Julien-en-Genevois qui, depuis des années agit en ce sens, et assure tous les ans une très active promotion du recensement organisé pour les résidents suisses.

Ces résidents non déclarés font perdre aux collectivités françaises plus de 50 millions d'euros par an

Si les élus haut-savoyards suivent de très près ce décompte, c'est que non seulement ces habitants, en nombre significatif, coûtent aux collectivités, rien par exemple que par l'accueil des enfants dans les écoles soulignent régulièrement les maires du genevois français, mais également parce qu'ils perdent les 2600 euros que reverse chaque année le canton de Genève pour chaque suisse hébergé dans nos territoires.

"Pour chaque résident suisse déclaré, Genève reverse de l'argent aux collectivités françaises" Antoine Vielliard

Laxisme, crainte de payer plus d'impôts, et peur des discriminations à Genève

Si autant de suisses viennent habiter en France, c'est d'une part parce que la vie est trois fois moins chère qu'en Suisse, d'autre part à cause de la pénurie de logements à Genève. Mais si autant d'entre eux ne déclarent pas avoir élu domicile en Haute-Savoie c'est pour de multiples raisons et pas seulement économiques.

"Les suisses qui habtent en France s'exposent aux discriminations à l'emploi, à l'inscription de leurs enfants à l'école, ou à l'accès à l'hôpitalcantonal.."Antoine VIELLIARD

Choix de la station

À venir dansDanssecondess