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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le retour à l'école sur la base du volontariat est un vrai casse-tête pour les maires

Ils sont sur tous les fronts depuis le début de la crise sanitaire. Les maires doivent veiller au respect des règles de sécurité dans leur commune et protéger au mieux leurs habitants. Ils préparent l'après confinement, le retour dans les écoles. Et c'est un vrai casse-tête.

Depuis le debut de la crise sanitaire, les maires sont en première ligne pour veiller au respect des règles de sécurité
Depuis le debut de la crise sanitaire, les maires sont en première ligne pour veiller au respect des règles de sécurité © Radio France - Antoine Denéchère

Ce sont les parents d'élèves qui choisiront de remettre ou pas leurs enfants à l'école à partir du 11 mai. Emmanuel Macron a confirmé que le retour en classe se ferait sur la base du volontariat. Si elle satisfait une majorité de parents (67 % d'entre eux sont opposés à une réouverture progressive des écoles selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting), en revanche cette décision complique encore un peu le travail des maires qui ont la charge de l'entretien des écoles et de l'organisation de la cantine. 

"Bien sûr que c'est plus compliqué pour s'organiser, s'alarme Alain Dilis, maire de  Saint-Germain-de-Coulamer, un village de 380 habitants à la frontière de la Mayenne et de la Sarthe. Par rapport aux locaux, par rapport aux toilettes, par rapport à la restauration. On ne saura que le matin, le nombre d'élèves qui ira en cours ou mangera à la cantine". 

Alain Dilis qui est aussi président de l'association des Maires de la Mayenne, remercie d'ailleurs ses employés communaux qui sont "très réactifs depuis le début de la crise. Ils nettoient déjà les écoles". Quant aux maires, ils doivent veiller à l'approvisionnement des écoles en produits d'hygiène ou en désinfectant. Des produits difficiles à trouver à ce moment. 

Le retour à l'école sur la bas du volontariat complique sérieusement le travail des mairies dit Alain Dilis, le président de l'association des maires de la Mayenne

Faisons confiance aux maires

Faire en sorte d'appliquer les mesures barrière à l'école relève aussi du casse-tête. "La distance d'un mètre, un mètre cinquante avec des enfants de grande section de maternelle ou de CP, cela risque d'être compliqué. Il aura un marquage au sol mais les recommandations, nous les connaîtrons seulement le 4 mai. Soit une semaine avant la reprise des cours. On saura s'adapter mais oui c'est vraiment tard". Alain Dilis regrette que l'Etat ne fasse pas plus confiance aux maires pour gérer la situation sur le terrain. 

"On a encore le sentiment que les directives viennent d'en haut". Alain Dilis demande un peu de souplesse car on ne gère pas de la même façon la crise dans une grande agglomération ou dans une petite commune.  Quant à la question des masques, le conseil départemental de la Mayenne a décidé d'en commander un par habitant.  Charge aux mairies de les distribuer. Et même si le port du masque dans la rue ne sera sans doute pas obligatoire, il est vivement conseillé par l'académie de médecine et par Alain Dilis : "Je souhaite que tous nos habitants portent des masques lors de leurs déplacements". Le maire a d'ailleurs passer une commande de 200 masques supplémentaires. 

A lire aussi  : Déconfinement, retour à l’école, port du masque dans les transports : les annonces de l'Elysée

La solidarité joue à plein 

Le maire est sur tous les fronts depuis le début de la crise pour faire respecter les règles de sécurité. Heureusement, il peut compter sur la solidarité de ses administrés : "Il y a tous ces bénévoles qui donnent de leur temps auprès des plus fragiles au téléphone, en apportant les courses à ceux qui ne peuvent pas se déplacer, pour porter le pain. Ce sont des gens formidables et je les remercie". 

Depuis, six semaines, des habitants se relaient tous les jours pour prendre des nouvelles des personnes les plus fragiles.    

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