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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : “les manèges fermés jusqu’en 2021 minimum” craignent les forains

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Par , France Bleu Pays Basque

Alors que plus de 400 fêtes de villes et villages ont été annulées ou reportées en France, la profession s’inquiète de savoir comment elle va ressortir de la crise, et dans quelles conditions. D'autant que le plan de déconfinement, présenté ce mercredi, ne donne pas plus de précisons.

Plus d'une quarantaine de fêtes et d'événements ont déjà été annulé dans le sud-ouest
Plus d'une quarantaine de fêtes et d'événements ont déjà été annulé dans le sud-ouest © Maxppp - Stéphane Lartigue

“Je ne me vois pas rouvrir mes manèges avant 2021.” Le constat est dur, difficile à avaler pour Frédéric Bruch, forain et habitués des fêtes dans le sud-ouest. Depuis début mars, ce sont plus d’une quarantaine de fêtes qui ont subi dans la région les conséquences du coronavirus. Comme la Madeleine à Mont de Marsan, celles de Bayonne, Saint-Jean de Luz, Orthez, Lourdes, ou ce mardi soir : les fêtes de Dax.

320.000 emplois directs et indirects sont liés au milieu partout en France, selon le syndicat Cidunati (Confédération intersyndicale de défense et Union nationale d’action des travailleurs indépendants). Et le ciel s'assombrit pour toute une profession qui a dû ranger ses manèges, alors que le calendrier des foires et des fêtes commencent d’ordinaire à s’animer.

"Juste de quoi survivre"

Même après la présentation du plan réalisée par Édouard Philippe ce mardi après-midi, toute la question est de savoir s’il y aura une saison estivale. “Je l’espère, mais j’en doute, lâche Frédéric Bruch. On est pourtant prêts à recommencer, dès demain. Mais sur une fête foraine ça va être compliqué le « déconfinement » : comment gérer le flux, même si on fait monter deux fois moins de personnes dans les manèges ? On peut prévoir des masques, des produits pour laver, désinfecter,à la caisse, sur le parcours, les sièges… mais tout cela, ça a aussi un coût. Et puis ça ne semble _pas faire partie des priorités du gouvernement_.” 

Un impact psychologique

Certes, une aide d’État de 1.500 euros est prévue pour les artisans, indépendants… et deux autres aides sont annoncées, “mais _pas de quoi combler le manque à gagner_, explique le forain. D’autant que des charges continuent de courir, des investissements réalisés sur les machines, les lumières, des travaux engagés. Et les assurances ne semblent pas vouloir jouer le jeu, donc on continue à payer.”

"On a pourtant toujours su s'adapter. Mais là, ça nous surpasse" ─ Frédéric Bruch

Une crise qui a aussi un impact psychologique, dans un milieu, chez des personnes dont la vie est liée à l’itinérance. “On tourne en rond, raconte Frédéric Bruch. Nous avons eu de la chance de pouvoir rentrer chez nous pour certains, mais _beaucoup sont restés bloqués_, à Bordeaux, Aix-en-Provence, sur des places publiques, loin de chez eux. Avec les enfants, les proches… c’est très compliqué.”

A l’angoisse économique - 90% de pertes depuis le début du mois de mars - s’ajoute donc la difficulté à supporter le confinement pour ces personnes qui vivent dehors et ont l’habitude du contact. “En moyenne, on change de destination chaque semaine. On arrive toujours à s’adapter. Mais là, ça nous surpasse.”

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