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Coronavirus : les médecins généralistes prêts à "mettre les bouchées doubles" en cas de stade 3

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Par , France Bleu Paris

Ils seront en première ligne lorsque la France passera au stade 3 de l'épidémie de coronavirus. Les médecins de ville s'attendent à recevoir davantage de patients dans leurs cabinets. "Nous sommes prêts" explique une généraliste des Yvelines lundi sur France Bleu Paris, avec quelques réserves.

Les cabinets des généralistes se préparent à accueillir un afflux de patients.
Les cabinets des généralistes se préparent à accueillir un afflux de patients. © Maxppp - Luc Nobout

Alors que la contagion continue de s'étendre dans tout le pays, les autorités envisagent toujours de passer au stade 3 de la lutte contre le coronavirus. Cela impliquerait la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville. Concrètement, les médecins libéraux et en particulier les généralistes prendront directement en charge les patients. Les malades n'auront plus nécessairement à passer par le 15 (Samu) comme c'est le cas aujourd'hui.

"Pas de souci"

Des changements que le docteur Patricia Lefébure, généraliste à Limay dans les Yvelines, et membre de la Fédération des médecins de France détaille lundi sur France Bleu Paris. "Ce qui change, c'est que tout patient présentant de la fièvre, de la toux et des courbatures est à priori un patient porteur du Covid-19 quel que soit l'endroit où l'on se trouve. Il y a aussi un décret paru dimanche qui va permettre aux laboratoires biologiques de ville de pratiquer les tests de dépistage."

"Nous sommes prêts"

"Déjà qu'en temps normal nous ne sommes pas assez nombreux, ça va être compliqué, on va mettre les bouchées doubles. On va recevoir beaucoup plus de patients, ça il n'y a pas de souci. Nous sommes très réactifs et nous avons l'habitude des épidémies, donc nous sommes prêts."

Mais certaines mesures recommandées par les autorités sont inapplicables, estime Patricia Lefébure.

"Par exemple on nous demande d'isoler les patients fiévreux, évidemment c'est pas en un week-end que je vais pouvoir construire un mur au milieu de ma salle d'attente, donc ça ne va pas être possible".

Des consignes déjà en vigueur

Depuis quinze jours, les médecins de ville appliquent déjà certaines consignes du ministère. "Tout patient entrant doit se frictionner les mains avec une solution hydroalcoolique. Tout patient qui tousse doit porter un masque. Et on ne fonctionne que sur rendez-vous pour éviter qu'il n'y ait plusieurs patients en même temps dans la salle d'attente."

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