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Coronavirus : les mordus d'escalade dépités après l'annonce de la fermeture des salles de sport

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Par , France Bleu Pays de Savoie

C'est une des dispositions du couvre-feu pour lutter contre la progression du coronavirus : la fermeture des salles de sport. En Savoie, elle a été annoncée par le préfet ce vendredi et les gérants ont dû baisser le rideau pour six semaines en à peine quelques heures.

Wattabloc, salle d'escalade de Saint-Alban-Leysse (Savoie), doit fermer pour six semaines.
Wattabloc, salle d'escalade de Saint-Alban-Leysse (Savoie), doit fermer pour six semaines. © Radio France - Tommy Cattaneo.

"Non, on doit fermer dès ce soir." Au téléphone, Lisa, la co-gérante de la salle d'escalade Wattabloc à Saint-Alban-Leysse, renseigne ses clients du mieux qu'elle peut. Comme tout le monde, elle a appris ce vendredi à 17 heures la fermeture des salles de sport dans tout le département de la Savoie. Une disposition du couvre-feu annoncée par la préfecture, qui entre en vigueur dès minuit pour une durée d'au moins six semaines.

Quelques heures pour tout fermer

"Il y a beaucoup de frustration", confie Lisa. "On doit fermer nos portes en quelques heures alors qu'on avait déjà pris les réservations pour ce week-end, on avait prévu le stock en boissons et en nourriture en fonction et tout ça tombe à l'eau. Mais on est aussi en colère parce qu'on n'a pas été prévenu à l'avance." 

Selon elle, il n'y a pas eu de réunions préalables entre les gérants de salles d'escalade et de salles de sport et la préfecture, comme cela a été le cas pour les restaurateurs. "On a l'impression qu'on n'a pas notre mot à dire."

Lisa est salariée et associée de la Scop qui gère Wattabloc.
Lisa est salariée et associée de la Scop qui gère Wattabloc. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Une fermeture difficile à comprendre pour certains grimpeurs

"Ça fait bien ch***", lâche sans détour Tom, qui profite d'une dernière soirée d'escalade avec ses amis. "On ne peut plus s'amuser, on ne peut plus avoir de loisirs, on ne peut plus grimper... Par contre on a le droit d'aller travailler, donc il y en marre."

"C'est sûr que ça va peut-être nous manquer", explique de son côté Fannette. "Mais il ne faut pas être égoïste et ne voir que son petit plaisir, on voit bien que les chiffres de l'épidémie augmentent constamment, donc cette mesure est justifiée."

En attendant une possible réouverture dans six semaines, les gérants de Wattabloc se demandent comment traverser cette deuxième épreuve après le confinement. "Ça va être dur à encaisser pour le porte-monnaie", avoue Lisa. "Surtout que l'automne, ce n'est vraiment pas la bonne période pour fermer... On fait 1 200 euros de chiffre d'affaires par jour, alors imaginez les dégâts pour six semaines."

Un des murs de Wattabloc.
Un des murs de Wattabloc. © Radio France - Tommy Cattaneo.
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