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Coronavirus : les "oubliés" du déconfinement inquiets pour leur avenir

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Ils le vivent comme une injustice. Ces acteurs du monde de la nuit, du spectacle vivant, qui ne peuvent pas reprendre leur activité normalement, ne comprennent pas que d'autres secteurs aient été déconfinés et pas eux. Ils sont inquiets pour la suite.

Les discothèques restent fermées. (Illustration)
Les discothèques restent fermées. (Illustration) © Radio France - Stéphane Milhomme

"On nous dit peut-être septembre, ou peut-être pas, on a aucune visibilité", André Robillon fulmine. A la tête de l'Otherside, discothèque du centre-ville de Clermont-Ferrand, ce patron est inquiet mais aussi très remonté contre les autorités. "Nous avons, depuis un mois, mis en place un protocole sanitaire dans notre établissement pour accueillir notre clientèle, mais nous ne pouvons toujours pas ouvrir et on ne sait quand on pourra le faire" explique cette figure emblématique du monde de la nuit clermontoise. A l'''Otherside", du marquage au sol a été tracé, des masques ont été stockés ainsi que du gel hydro-alcoolique. 

Le fumoir a été également aménagé. Un investissement pour la sécurité sanitaire des amateurs des pistes de danse, mais sans date d'ouverture, difficile de gérer les difficultés inhérentes à cette situation de crise, comme la gestion du personnel et l'absorption de frais fixes "qui continuent de tomber". "Le gouvernement ne nous considère pas ni ceux qui ont besoin de sortir, la nuit c'est fondamental pour de très nombreux français qui en ont besoin pour se distraire" complète André Robillon, analyse partagée par bon nombre de ses collègues de la nuit selon lui.

Des secteurs à l'arrêt total depuis trois mois et demi

Le sentiment est le même chez Danny Darcey, ce clermontois, ancien agent de "vedettes", aujourd'hui revenu à sa passion de toujours, l'animation, fait le même constat pour le spectacle vivant. "Cet été, toutes ces animations, ces petits festivals, ces fêtes patronales qui font la vie estivale dans les villages vont être annulés. Et ce sont de très nombreux petits artistes qui n'auront pas de cachets". L'animateur met le doigt sur les difficultés de l'ensemble de ces artistes anonymes, qui y sont plongés depuis la mi-mars. 

Même si il y a aujourd'hui déconfinement, la quasi-intégralité des contrats passés entre ces artistes et les communes, les comités des fêtes ont été annulés pour la période estivale, et les incertitudes demeurent pour la rentrée. L'impact a été direct pour ces "petits"artistes, ces saltimbanques, mais aussi pour ceux qui peuvent les accompagner comme les loueurs de matériels de son, de chapiteaux, tous ceux qui permettent à ces spectacles, à budgets plutôt limités, de se tenir.

La discothèque Otherside à Clermont
La discothèque Otherside à Clermont - @Otherside

Mais de qui se moque-t-on ? - Danny Darcey

"Qui se soucie aujourd'hui des ventriloques, des magiciens qui ne peuvent plus travailler? Je me demande même si le gouvernement connaît leur existence" lance ce semi-retraité, très actif sur les réseaux sociaux pour interpeller sur le sort de ses "collègues". 

Danny Darcey très remonté, un peu plus dimanche soir d'ailleurs quand il a découvert certaines images de la fête de la musique à Paris où des gens communiaient sur le son d'une musique techno, sans faire attention à la distanciation sociale et sans porter de masque. "Mais de qui se moque-t-on? " s'interroge de nouveau Danny Darcey.

André Robillon et Danny Darcey, chacun dans leur secteur, pointent depuis plusieurs semaines les incohérences du déconfinement progressif de la société. Ils espèrent que, le plus vite possible, leur message soit entendu par les autorités.

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