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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les pompes funèbres Gagnaire s'adaptent aux nouvelles règles sur les obsèques

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Par , France Bleu Poitou

Le gouvernement a mis en place de nouvelles règles pour les enterrements et les crémations face à la crise du coronavirus. Les pompes funèbres Gagnaire, présentes dans les Deux-Sèvres et la Vienne, s'adaptent à cette situation inédite.

Olivier Gagnaire gère les pompes funèbres du même nom, l'entreprise existe depuis cinq générations
Olivier Gagnaire gère les pompes funèbres du même nom, l'entreprise existe depuis cinq générations © Radio France - Noémie Guillotin

La perte d'un proche, un moment très douloureux et peut-être encore plus en ce moment. Avec le covid-19 de nouvelles mesures sont prises pour les obsèques. Un décret publié jeudi 1er avril interdit les soins de conservation sur les personnes décédées, quelle que soit la raison du décès. Et s'il y a un cas avéré du virus ou une suspicion, la mise en bière est immédiate.

L'accompagnement des familles est plus compliqué

"Cela veut dire que la famille ne peut pas voir le défunt", explique Olivier Gagnaire, gérant des pompes funèbres Gagnaire, implantées à Lusignan, Latillé, Saint-Maixent-l'Ecole et Parthenay. Même si les familles "comprennent, pour l'accompagnement c'est plus compliqué, et pour faire son deuil ce n'est pas du tout pareil".

Difficile aussi pour certains proches de ne pas assister à la cérémonie, la règle est de 20 personnes maximum au cimetière. Serge, un deux-sévrien a perdu Guy, un ami il y a dix jours. "On ne sait pas si c'est le covid ou autre chose". Il n'a pas pu aller à son enterrement. "On est privés du deuil d'un ami que je voyais toutes les semaines. Quand on va à l'église ou au cimetière, le deuil coule mieux. Là, on n'a aucun moyen d'exprimer ce qu'on ressent". Serge ira se recueillir sur la tombe de son ami dès que le confinement sera terminé.

On est pas du tout à la saturation

Pour l'instant, Olivier Gagnaire ne constate pas de saturation comme c'est le cas dans d'autres régions en France. "On a un surcroît de décès mais pas forcément liés  au covid. On a géré cinq cas de covid, trois avérés et deux suspicions", raconte le responsable qui salue le travail de sa vingtaine de salariés. Car même si des protocoles sont mis en place avec notamment une "désinfection régulière", difficile de ne pas penser à l'épidémie. "Il y a une psychose, maintenant la première question que l'on pose c'est de quoi est décédée la personne surtout quand c'est un décès à domicile".

Comment voit-il les jours qui viennent ? "Nous pouvons répondre à beaucoup de cérémonie. Nous avons un stock de cercueils pour faire face s'il y a un surcroît de décès", précise Olivier Gagnaire. Le souci qu'il pourrait y avoir à l'avenir est "la capacité à garder les corps". Si toutes les cellules réfrigérées sont pleines, il faudra trouver d'autres solutions.

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