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Dossier : Avoir 20 ans en 2021

Coronavirus : "Ma fille fait partie de la génération sacrifiée"

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Par , France Bleu Maine

Jeunesse oubliée ou jeunesse sacrifiée, ce sont les mots qui reviennent régulièrement pour décrire la situation des 18-25 ans pendant la crise sanitaire. Avec une génération sans perspective d'avenir et dépourvue de vie sociale, les parents semblent eux aussi désemparés.

Solveig Froger 45 ans pense avoir vécu une jeunesse plus heureuse que sa fille.
Solveig Froger 45 ans pense avoir vécu une jeunesse plus heureuse que sa fille. © Radio France - Jean Rinaud

Pas facile d'avoir 20 ans en 2021. À l'heure de la crise du Covid et des nombreuses restrictions sanitaires, la génération des 18-25 ans semble de plus en plus touchée psychologiquement par l'isolement. Premiers témoins : les parents.

Un moment charnière pour entrer dans la vie d'adulte

Solveig Froger, 45 ans est commercante dans le centre-ville du Mans. Mère d'une fille de 21 ans, elle constate avec effroi la détresse de la jeune génération privée de toute vie sociale: "Nous notre jeunesse elle est faite! on a eu la chance de pouvoir profiter des bars des restaurants, des sorties après la faculté. Mais eux ils n'ont rien de tout ça. C'est un moment charnière pour entrer dans la vie d'adulte.  Seulement ce qu'ils devraient vivre de leur jeunesse ils ne le vivent pas. Pour moi ma fille fait partie d'une génération qui va être sacrifiée". 

Un avis partagé par sa fille Léna Froger. Âgée de 21 ans elle devait partir au Canada cette année pour faire fille au pair pendant 9 mois : "Ça fait des années  que j'économise pour aller à l'étranger, et là je me suis retrouvé à devoir tout annuler au dernier moment. Ça m'a mis un gros coup au moral. Je pense que c'est des choses que l'on peut faire que quand on est jeune, après une fois rentré dans le monde du travail c'est plus compliqué". 

Une société violente et individualiste

"Libre de rêver et d'avoir des projets fous" c'est la définition de la jeunesse vécue par Magali Hachet, DRH dans une société de transport Au mans. Depuis le début de la crise sanitaire elle voit de près les conséquences de l'isolement sur sa belle fille de 18 ans actuellement en étude d'économie  : "c'est vraiment compliqué car sans perspective d'avenir, elle et ses amis sont totalement démotivés. Je pense aussi que la société est beaucoup plus violente aujourd'hui , avec la montée de l'individualisme et des réseaux sociaux ils ont perdu toute notion de liberté et ça c'est terrible". 

Magali Hachet espère que sa belle fille pourra connaître dans quelques mois les joies de la vie étudiante mancelle.
Magali Hachet espère que sa belle fille pourra connaître dans quelques mois les joies de la vie étudiante mancelle. © Radio France - Jean Rinaud

Agathe sa fille, ne demande qu'une chose : " Je voudrais  juste  boire un café avec mes amis comme avant pour retrouver un peu de vie sociale. Personnellement je n'en demande pas plus".

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