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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : où en est-on dans la recherche de traitements et d'un vaccin ?

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Par , France Bleu

Partout dans le monde, les recherches se poursuivent pour tenter de trouver un remède ou un vaccin contre le coronavirus. Les essais cliniques sur des patients sont nombreux, notamment en France. Le point ce jeudi sur les avancées.

Plusieurs essais cliniques testent différents traitements pour tenter de guérir les patients du Covid-19.
Plusieurs essais cliniques testent différents traitements pour tenter de guérir les patients du Covid-19. © Maxppp - Jean François Ottonello

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, c'est une course contre la montre : la communauté scientifique tente de trouver d'arrache-pied un vaccin et des traitements pour les patients atteints du Covid-19. France Bleu fait le point ce jeudi sur les tests en cours.

Plusieurs "candidats vaccins" testés sur l'Homme

Pourquoi un vaccin est-il indispensable ?

Un vaccin permettrait d'immuniser un pourcentage élevé de la population, et donc  empêcherait le virus de circuler et stopperait l'épidémie. Lundi, l'OMS estimait que la mise au point d'un vaccin "sûr et efficace" était nécessaire pour "interrompre totalement la transmission du Covid-19". Il "pourrait être le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de +normalité+", estime le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. 

Car pour l'heure, les mesures de confinement et de distanciation sociales sont difficiles à tenir sur la durée pour avoir un effet à moyen ou long terme, et les traitements restent pour l'instant inefficaces sur les formes sévères de Covid-19.

Combien de vaccins sont-ils testés ?

L'OMS a publié le 11 avril une liste de 70 vaccins à l'étude, dont 3 prometteurs. Le chercheur à l'University College de Londres François Balloux, indique lui à l'AFP, que plus de 100 projets de vaccins seraient actuellement en développement.

Plusieurs d'entre eux sont déjà en essai clinique, c'est à dire en phase-test sur l'Homme, comme en Chine et aux Etats-Unis. En France, l'Institut Pasteur mène de son côté trois projets de "candidats vaccins", mais les cobayes restent pour l'instant des animaux, notamment. 

Pourquoi est-ce si difficile ?

"Jusqu'à présent, personne n'a jamais fait un vaccin efficace contre un coronavirus humain", indique à l'AFP le virologue Christian Bréchot. Par exemple, les coronavirus ont la particularité de muter beaucoup, ce qui complique l'élaboration d'un vaccin. De plus, les tests en pleine épidémie sont délicats : il faut être sûr que les "patients-cobayes" n'ont pas - ou ne vont pas - être infectés, ce qui pourrait fausser l'interprétation des résultats.

Quand un vaccin sera-t-il disponible ?

Il faut tout de même noter que la recherche mondiale est très rapide depuis le 11 janvier, date à laquelle les autorités chinoises ont partagé la séquence génétique du SARS-CoV-2, le nouveau coronavirus. Certains chercheurs évoquent la disponibilité d'un vaccin dès l'automne, d'autres en 2021 au minimum. Selon l'Agence européenne du médicament (EMA),"cela pourrait prendre au moins un an avant qu'un vaccin ne soit prêt à être approuvé et disponible en quantité suffisante pour permettre un usage étendu".

Alors pour accélérer encore l'effort mondial, la Commission européenne organise une conférence internationale le 4 mai afin de lever des fonds pour la recherche d'un vaccin et de traitements.

Les traitements en test

Hydroxychloroquine et autres molécules 

Plusieurs molécules présentes dans des médicaments sur le marché sont testées sur des patients atteints du Covid-19. Depuis fin mars, l'hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine, une molécule présente dans les médicaments anti-paludisme comme le Plaquenil) est utilisée de manière systématique sur les patients à l'IHU de Marseille par le professeur Didier Raoult (associée à un antibiotique, l'azithromycine). Ses conclusions et sa méthodologie sont sujettes à controverse. 

D'autres études plus larges tentent de démontrer son effet : l'essai européen Discovery, lancé le 22 mars, sur 3.200 patients dont 800 en état grave en France. Quatre traitements sont testés : l'hydroxychloroquine, mais aussi d'autres molécules comme le remdesivir (anti-viral conçu initialement contre Ebola) ou encore le lopinavir et ritonavir (anti-rétroviraux contre le VIH). De premières observations intermédiaires sont imminentes. 

Plusieurs hôpitaux ont aussi lancé des essais cliniques qui intègrent l'hydroxychloroquine : le CHU d'Angers (Hycovid), le CHU de Bordeaux associé à l'Université de Bordeaux, ou encore le CHU de Montpellier.

Pour rappel la France a autorisé l'usage de l'hydroxychloroquine à l'hôpital uniquement.

Le sang de vers marins

Le 8 avril, un essai clinique français, qui prévoyait d'administrer à des patients une solution issue du sang d'un ver marin a été suspendu, dans l'attente d'une nouvelle évaluation. L'Agence du médicament (ANSM) a en effet pris connaissance de résultats négatifs d'une étude précédente menée sur des porcs. 

Porté par la société bretonne Hémarina, l'objectif de l'essai était de mieux oxygéner le sang des patients en état sévère, l’hémoglobine du ver transporte 40 fois plus d’oxygène que celle du corps humain. 

Les anticorps

Autre essai clinique français : Coviplasm. Depuis le mardi 7 avril, l'Établissement français du sang prélève du plasma de patients guéris. La partie qui contient les anticorps développés doit être injectée à des malades sévères en région parisienne. Les premiers résultats devraient être connus d'ici une à deux semaines.

D'autres anticorps sont également testés en ce moment pour contrer l'"orage inflammatoire" (ou "orage de cytokine") qui pourrait provoquer un syndrome de détresse respiratoire aiguë dans certaines formes graves de la maladie. Parmi ces anticorps, le sarilumab et tocilizumab. Le sarilumab est à l'essai dans plusieurs pays : France, Etats-Unis, Allemagne, Canada, Espagne, Italie et Russie.

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