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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : qu'est-ce que le "stade 3" de l'épidémie ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que le coronavirus continue à se propager en France, un passage au "stade 3" est de plus en plus évoqué. De quoi s'agit-il ? Quelles en seraient les conséquences ? On fait le point, ce 6 mars.

De nouvelles mesures de restrictions dans les transports pourraient être adoptées en cas de passage au "stade 3".
De nouvelles mesures de restrictions dans les transports pourraient être adoptées en cas de passage au "stade 3". © AFP - Iselyne PEREZ-KOVACS / Hans Lucas

Le coronavirus ne cesse de se propager, et il semble "peu probable malheureusement" que la France échappe au "stade 3", le stade épidémique, a annoncé mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. À quoi correspond ce "stade 3", régulièrement évoqué par l'exécutif, les autorités de santé et les spécialistes ? Que sait-on des conséquences dans le vie de tous les jours ?

Un stade où le virus circule partout

"Le stade 3 ou stade épidémique correspond à une circulation active du virus", écrit sur son site internet le gouvernement. À ce moment-là, "vous faites le constat que le virus circule et qu'il est transmissible sur l'ensemble du territoire", a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran. La stratégie de lutte contre la maladie ne consiste donc plus à freiner sa propagation, comme c'est le cas au "stade 2", mais d'en atténuer les effets.

Quelles conséquences, sur le papier ?

Le "stade 3" entraîne d'abord une réorganisation du système de soins. Dans cette configuration, les gens infectés par le coronavirus n'iraient plus systématiquement à l'hôpital : les patients sans gravité (80% des cas selon les études internationales) resteraient chez eux. L'objectif est de "ne pas saturer les capacités d'hospitalisation des établissements de santé et de permettre de réserver les ressources des établissements de santé aux cas les plus graves", selon un guide méthodologique ministériel sur le Covid-19 destiné aux professionnels de santé. De même, les tests de diagnostic du Covid-19 ne seraient plus forcément appliqués à tout cas suspect. Enfin, des structures d'accueil spécifiques pour les SDF seraient mises en place.

Pour ne pas faciliter la transmission du virus, le "stade 3" permet également l'adoption de nouvelles mesures contraignantes pour la vie quotidienne. À commencer par des restrictions sur les rassemblements et les déplacements. En cas de passage au stade 3, "les activités collectives sont fortement impactées", confirme le gouvernement sur le site gouvernement.fr. Mais ce cadre général ne définit pas de règles précises, les mesures adoptées découlent d'un choix des autorités.

Et dans le cas présent ?

Pour le moment, aucune décision n'a été annoncée. Le gouvernement a saisi le 2 mars le Comité national d'éthique pour lui demander son avis sur les "mesures contraignantes qui pourraient être prises" pour lutter contre la nouvelle maladie. 

Pour se préparer au "stade 3", le ministère de Santé a expliqué qu'un Plan de prévention et de lutte rédigé en 2011 en cas de pandémie grippale pouvait servir "de base de réflexion". Ce plan prévoit entre autres une "suspension éventuelle de certains transports en commun", des "fermetures des crèches et établissements d'enseignement" et la "restriction des grands rassemblements et des activités collectives". Un passage au "stade 3" ne veut pas dire que de telles mesures seront prises d'un coup et de la même façon partout dans le pays. Elles seront probablement progressives et décidées au cas par cas, selon les endroits et la progression de l'épidémie.

Dans le plan, des actions pour éviter des pénuries sont également proposées : "surveillance des prix et de la disponibilité des produits" et maintien d'un "approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité".

"La vie du pays ne s'arrêtera pas" - Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement

À l'heure actuelle, le gouvernement assure que "la vie du pays ne s'arrêtera pas". "Les transports en commun continueront à circuler jusqu'à nouvel ordre", a notamment expliqué la porte-parole Sibeth Ndiaye le 4 mars. "Différents scénarios sont envisagés" mais "il n'est pas question d'arrêter de faire rouler les trains", a confirmé de son côté la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Même son de cloche du côté du ministère de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer ayant rejeté l'éventualité d'une fermeture totale de toutes les écoles. "Ces mesures pourraient être prises au fur et à mesure, en fonction de la situation, avec une hétérogénéité sur le territoire", a précisé de son côté le ministère de la Santé.

Une chose semble certaine pour le moment : il n'est pas question de reporter les élections municipales prévues les 15 et 22 mars. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré le 5 mars qu'elles auraient lieu "sur l'ensemble du territoire national", avec de possibles aménagements dans les bureaux de vote.

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