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L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans "des suites du Covid"

Coronavirus : quasi épargnée au printemps, l'Ariège est aujourd'hui l'un des départements les plus touchés

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Alors que le virus n'avait presque pas circulé au printemps, les taux de contamination au coronavirus sont particulièrement forts en Ariège ces derniers jours, notamment chez les personnes âgées et chez les 20-30 ans.

La file d'attente pour se faire tester au Covid dans un laboratoire de Foix.
La file d'attente pour se faire tester au Covid dans un laboratoire de Foix. © Radio France - Adèle Bossard

Après avoir été quasiment épargné au printemps, le département de l'Ariège connaît cet automne une situation complètement inverse. C'est désormais l'un des territoires d'Occitanie où il y a le plus de cas positifs de Covid-19 en proportion, avec 14,2% des tests environ qui reviennent positifs, contre 3% en mars et 12,2 sur l'ensemble de la France. La ville de Foix et ses 520 cas positifs pour 100.000 habitants affiche même un taux d'incidence largement plus élevé qu'à Toulouse. 

Cela s'explique notamment par un gros cluster dans un Ehpad fuxéen, où une cinquantaine de résidents et une vingtaine de salariés sont positifs, mais ce n'est pas tout. Pour l'heure, huit personnes sont mortes en milieu hospitalier dans le département, dont trois en Ehpad, et 21 personnes sont hospitalisées, dont neuf en réanimation. Le service de réanimation du Chiva, le Centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège, est déjà plein, alors qu'il servait de renfort pour la Cerdagne et l'Andorre au printemps.

"Nous avons de quoi répondre", assure la direction du Chiva

"On ne l'avait pas anticipé puisque le printemps nous donnait une relative sécurité. Mais on s'est toujours méfiés, rassure Jean Marc Viguier, le directeur du Chiva. Pour les prochaines semaines et avec une évolution douce comme celle que nous vivons actuellement, nous avons de quoi répondre. Mais s'il arrive véritablement un deuxième choc ou un troisième choc, là on aurait des difficultés et devrons faire appel aux ressources régionales. Mais pour le moment, nous maîtrisons ces difficultés." Pour l'heure, aucune opération n'est déprogrammée au Chiva. L'hôpital de Saint-Girons peut si besoin recevoir des malades en fin de réanimation et un hôpital de l'Aude s'est aussi proposé pour accueillir des patients ariégeois.

"On n'a jamais été dans une position de se dire qu'il ne nous arriverait rien, poursuit Jean-Marc Viguier. D'abord parce qu'on n'est pas loin de l'agglomération toulousaine. Parce qu'on voit aussi la situation des Ehpad, qui est celle qui nous préoccupe le plus. Et dans la population générale, il y a des contaminations avec peut-être la population qui ne respecte pas assez les consignes, le port du masque, la distanciation et le lavage de mains."

Le taux de positivité en Ariège est effectivement dans la tranche 20-30 ans, et la préfète du département, Chantal Mauchet, recommande aux habitants de renforcer la vigilance dans leur sphère privée. "Les Ariégeois sont très responsables dans cette crise depuis le début mais il faut vraiment se mobiliser encore plus pour porter le masque soi-même et le faire porter à ses interlocuteurs, faire attention aux rassemblements familiaux et ne pas se retrouver à plus de six, rappelle-t-elle. C'est vrai que le réflexe peut être de se relâcher quand on retrouve ses parents, ses grands-parents mais non, c'est justement là qu'il faut faire attention".

"Je pense que ce sont les Toulousains qui viennent nous polluer"

Mais pour certains Ariégeois, ce rebond de l'épidémie dans le département est surtout dû aux touristes venus en masse depuis le déconfinement. "Je pense que ce sont les Toulousains qui viennent nous polluer", résume une Fuxéenne. "On était quand même assez tranquilles dans notre coin et on s'est retrouvés avec beaucoup de monde l'été ou les week-ends, poursuit une autre. Je pense que ça a contribué à la propagation."

Daniel fait aussi directement le lien avec le couvre-feu instauré à Toulouse : "On ferme les villes, et comme les gens ne peuvent pas faire la bringue le soir en ville, ils viennent à la montagne, où ils sont plus tranquilles. Je les comprends, mon fils aussi rentre de Toulouse le week-end, mais ça fait bouger le virus". Si bien que dans son village de 600 habitants, plusieurs personnes ont récemment été contaminées.

Et Daniel reconnaît que les règles sanitaires n'étaient pas vraiment rentrées dans les habitudes : "Jusqu'à présent, on se sentait tranquilles, on se sentait en sécurité. donc les règles n'étaient pas forcément respectées, non. Ça va être une affaire de quelques jours pour prendre de nouvelles habitudes." La préfète de l'Ariège, de son côté, n'exclut pas de durcir les mesures si la situation sanitaire ne s'améliore pas rapidement.

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