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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : tout savoir sur les masques "grand public"

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Par , France Bleu

Les masques pourraient devenir obligatoires dans certains lieux publics à compter du 11 mai. A quoi vont-ils ressembler ? Où se les procurer ? Comment les utiliser ? France Bleu fait le point.

De nombreux Français se fabriquent des protections en attendant les masques "grands publics" promis par le gouvernement (image d'illustration)
De nombreux Français se fabriquent des protections en attendant les masques "grands publics" promis par le gouvernement (image d'illustration) © Maxppp - Tatif/Wostok Press

Les Français pourront se procurer des masques "grand public" à partir du 4 mai, a annoncé Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, vendredi dans le quotidien Les Echos. Des masques qui pourraient devenir obligatoires dans les transports en commun à partir du 11 mai. France Bleu fait le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore.

Qu'est-ce qu'un masque "grand public" ?

Contrairement aux masques chirurgicaux et  FFP2 à destination des soignants, qui bénéficient du marquage CE, les masques dits "grand public" n'ont pas le statut légal de dispositif médical. 

Ces masques "anti-postillons", qui ne dispensent pas de la distanciation sociale et des gestes barrières, ont pour but de ralentir la propagation du virus en limitant la projection de gouttelettes. Pour être homologués ils doivent répondre à plusieurs critères, définis fin mars par les pouvoirs publics avec l'aide de  l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’ANSES. Les masques destinés aux professionnels en contact avec le public doivent ainsi filtrer plus de 90% des particules émises d’une taille supérieure ou égale à 3 microns. Ceux proposés au grand public doivent filtrer au moins 70% des particules de 3 microns émises par le porteur, tout en permettant une "respirabilité" suffisante pour quatre heures d'utilisation maximum. Ils seront "en tissu, lavables et réutilisables cinq, vingt, trente fois…", a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran, dimanche 19 avril.

Les différents masques
Les différents masques © Visactu

Où pourra-t-on se les procurer ?

L’exécutif envisage plusieurs pistes pour distribuer ces masques : pharmacies, mairies, supermarchés, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce... "Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses", a assuré la secrétaire d'Etat à l'Economie dans Les Echos ce vendredi sans davantage de précisions. La Confédération des buralistes a notamment annoncé jeudi que des masques seront vendus dans les bureaux de tabac à partir du 30 avril. Le quotidien Le Parisien a évoqué un prix à l'unité autour de cinq euros. Un tarif seulement indicatif selon la Confédération. 

Plusieurs collectivités territoriales ont pris les devants et se sont engagées à fournir des protections à leurs habitants. La ville de Paris a par exemple promis de distribuer gratuitement d'ici mi-mai 2 millions de masques aux Parisiens, pour un coût de 3 millions d'euros. A Nice, la municipalité a commandé 1,2 million de masques pour un coût de 3 millions d'euros également. Tous les Niçois qui en auront fait la demande sur la plateforme internet de réservation mise en place par la Ville seront pourvus d'ici le 8 mai a promis le maire Christian Estrosi. La région Auvergne-Rhône-Alpes a pour sa part commandé 9 millions de masques en tissus lavable dans le but d'équiper les habitants à partir de début mai. Les maires seront chargés de la distribution. Idem dans la métropole de Toulouse où 900.000 masques devraient être livrés par La Poste.

Y en aura-t-il pour tout le monde ?

Le gouvernement s'est fixé pour objectif de produire 17 millions de ces masques par semaine. Cela sera-t-il suffisant pour que chaque Français dispose de masques à partir du 11 mai ? Non regrette Michaël Rochoy, médecin généraliste fondateur du collectif "Stop postillons", interrogé par l'AFP : "On n'aura pas de masques pour tous avant des semaines, voire des mois." Certes ces masques en tissu seront lavables, mais pas plus de 5 à 20 fois selon les modèles, pour préserver leur efficacité. En outre, "il en faut deux ou trois par jour, ça dépend de ce que vous faites, si vous êtes dans un open space, un atelier, un magasin ou dans un bureau indépendant", fait valoir Yves Dubief, président de l'Union des industries textiles.

Quelque 240 entreprises de la filière se sont portées volontaires pour fabriquer ces masques en tissu, sur la base des recommandations de l'Association française de normalisation (Afnor). Mais la capacité de production en France ne pourra pas aller au-delà "avec le personnel disponible", a expliqué Yves Dubief à l'AFP. A moins de faire appel à des ateliers à l'étranger. Cette production industrielle est pour l'instant destinée aux entreprises qui veulent équiper leurs salariés et aux collectivités territoriales

Selon Agnès Pannier-Runacher, "l'approvisionnement, par la production française et les importations, va s'accroître rapidement pour dépasser 25 millions de masques lavables par semaine fin avril". Certains publics seront-ils équipés en priorité à la sortie du confinement faute de pouvoir fournir tout le monde ? "Les décisions sont en cours de préparation et seront annoncées prochainement par le président de la République et le Premier ministre" a indiqué la secrétaire d'État à l'Economie.

Où faudra-t-il les porter ?

Le gouvernement réfléchit à rendre le port du masque systématique dans certains lieux publics. L'Elysée a notamment confirmé le 23 avril qu'il pourrait être obligatoire dans les transports en commun à compter du 11 mai mais pas question pour l'heure d'étendre cette obligation comme le réclame l'Académie de médecine. 

Quid des enfants appelés à retourner progressivement l'école ? Sur France Inter le 24 avril, le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé que c'était "très compliqué" de leur faire porter des masques. Il n'y a "aucune recommandation scientifique" en ce sens, a-t-il indiqué. "Je pense que pour les enfants nous devons insister sur les gestes barrières, le lavage mains, tousser dans le coude", a précisé le ministre.

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Seront-ils chers ?

Les prix de vente de ces masques seront-ils encadrés ? "Ce n'est pas d'actualité" a indiqué Agnès Pannier-Runacher, dans Les Echos. "A la différence des masques chirurgicaux pour lequel un masque est similaire à un autre, ceux en textile sont très différenciés, a-t-elle justifié. (...) Je pense que chaque consommateur sera assez vite en position de choisir ce qui lui convient le mieux. En fonction du rapport qualité/prix, de la durabilité, du confort ou du style."

Comment les utiliser ?

Les masques ont un pouvoir filtrant à condition de bien les utiliser. Il est indispensable de respecter les règles suivantes :

  • Se laver scrupuleusement les mains.
  • Positionner le masque sur son visage en utilisant les élastiques.
  • Le masque doit couvrir le nez et la bouche. La face colorée doit être à l'extérieur et les plis plongeants en bas. Veillez à l'ajuster en plaçant le côté rembourré de la barrette sur le nez et le bas du masque sous le menton.
  • Ne pas toucher le masque une fois qu'il est positionné, si besoin saisissez les élastiques pour le retirer.
  • Une fois le masque enlevé, lavez-vous les mains encore une fois avec du gel hydro-alcoolique ou du savon et de l’eau.

Il est recommandé de changer de masque toutes les trois heures. S’il s’agit d’un masque chirurgical, il faut le jeter immédiatement après utilisation, dans une poubelle fermée. Un double emballage est recommandé. Vous pouvez ensuite déposer le tout dans un bac d'ordures ménagères. En revanche, s'il s’agit d’un masque de protection simple en tissu, réutilisable, un lavage en machine est nécessaire après chaque utilisation (cycle coton à 60 °C ou à 90°C). 

En cas de doutes, l'Afnor dispensent des conseils et répond aux questions sur son site internet. 

En attendant, puis-je en fabriquer ?

Les tutos pour fabriquer son masque soi-même fleurissent sur Internet depuis le début du confinement mais tous ne se valent pas. L'Afnor qui propose de mettre en relation couturiers amateurs et personnes en quête de masques, a mis en ligne des patrons, téléchargeables. Des soignants du CHU de Grenoble ou de Poitiers ont aussi publié des consignes pour fabriquer des masques "maison" les plus efficaces possibles.

Enfin, pour ceux qui ne disposent pas de tissu ou de machine à coudre, l'Académie nationale de médecine a publié un tuto vidéo pour fabriquer ses propres masques en papier.

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Comment fabriquer un masque réutilisable ?
Comment fabriquer un masque réutilisable ? © Visactu
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