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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Coronavirus : UFC et CLCV saisissent le conseil d'État pour exiger le remboursement des voyages annulés

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Par , France Bleu

Les associations de consommateurs, l'UFC Que Choisir et la CLCV, annoncent ce lundi avoir déposé un recours devant le conseil d'Etat. Elles contestent l'autorisation donnée aux voyagistes de proposer un avoir, et non plus un remboursement, pour les séjours annulés en raison de l'épidémie.

De nombreux voyages ont été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus.
De nombreux voyages ont été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus. © Maxppp - Tatif/Wostok Press

L'UFC Que Choisir et la CLCV (Consommation Logement Cadre de vie) ont annoncé ce lundi avoir déposé un recours devant le conseil d'État. Les deux associations de défense des consommateurs s'opposent à une ordonnance prise par le gouvernement, permettant aux voyagistes de proposer un avoir, et non un remboursement, pour les séjours annulés à cause de l'épidémie de coronavirus. 

Habituellement, la loi impose ce remboursement. Mais depuis le 25 mars dernier et la mise en place de l'ordonnance, les tour-opérateurs et les agences de voyage sont en effet autorisés à proposer à leurs clients, dont le voyage a été annulé, un bon d'achat ou un avoir valable 18 mois. Cet avoir sera remboursable en espèces au bout de ces 18 mois si il n'a pas été utilisé. Le but du gouvernement est de préserver la trésorerie des entreprises du secteur, en difficulté après l'épidémie. 

"La situation économique de certains ménages est fragile"

La semaine dernière, la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre dix pays, dont la France, pour défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser. 

"Plus de quatre mois se sont écoulés depuis les premières annulations et la situation économique de certains ménages est toujours fragile. Il y a donc urgence à permettre effectivement aux consommateurs de choisir le remboursement", écrivent l'UFC Que Choisir et la CLCV.

Les deux associations disent refuser "une régularisation cosmétique ou trompe l'oeil". Selon elles, "le secteur des agences de voyages doit avoir accès au crédit de trésorerie garantie par l'Etat. 

Ce n'est pas aux consommateurs à sauver les voyagistes par le renoncement de leurs droits. - Communiqué de l'UFC et de la CLCV

"Plusieurs compagnies aériennes, comprenant l’urgence de restaurer la confiance des consommateurs dans le secteur, reviennent sur leur politique de refus du remboursement, soulignent l'UFC et la CLCV dans un communiqué commun. Il n’est pas acceptable que les voyagistes, eux, continuent, même après l’action de la Commission européenne, de sentir au-dessus des Lois et à malmener les clients." 

Les dix pays concernés par la procédure d'infraction ont deux mois pour répondre. Si ils ne le font pas, la Commission pourra leur demander de se conformer au droit de l'Union européenne. Le délai est alors, généralement, là encore de deux mois.

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