Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : un chef d'entreprise demande des tests pour rassurer ses salariés après le confinement

-
Par , France Bleu Vaucluse

Un chef d'entreprise de Tarascon demande des tests pour ses salariés. Il estime que la protection des salariés coûtera de 5 à 10% par chantier. Force Ouvrière Vaucluse recommande aux salariés de ne pas reprendre le travail le 11 mai si leur sécurité n'est pas assurée

Un ouvrier soude du métal dans un atelier (illustration)
Un ouvrier soude du métal dans un atelier (illustration) © Radio France - Philippe Paupert

Nous sommes confinés jusqu'au 11 mai... mais les entreprises commencent à envisager la reprise de leur activité après plusieurs semaines d'arrêt.  Dans tous les secteurs, il va falloir revoir le mode de productions pour éloigner les salariés, trouver des protections pour empêcher la contamination.

À Tarascon, un chef d’entreprise du bâtiment s'inquiète pour son chiffre d'affaire et la santé de ses salariés. Il demande au gouvernement davantage de garanties pour trouver des masques des gants. Il souhaite également disposer de tests lisibles en 15mn pour rassurer les salariés après une journée de travail. Force Ouvrière Vaucluse suggère aux salariés de ne pas reprendre le travail sans protection fournies par l'employeur car "la priorité, c'est la santé avant la finance".

Prix des masques multiplié par 20

Son entreprise est spécialisée dans l'isolation alors Philippe Schmitt a un stock de combinaisons, masques et gants. Il a offert des milliers de protection à l’hôpital de Tarascon et cherche désormais à garantir la reprise de son activité. Il demande au gouvernement de sécuriser l'approvisionnement et les prix des protections : "le problème c'est que les prix se sont enflammés. Je contacte la Chine et Hong Kong en permanence pour trouver des masques FFP2. Aujourd'hui, le prix a été multiplié par 20".

Ce chef d'entreprise confie qu'il a eu du temps pendant le confinement pour faire des calculs. Selon lui, le rendement va baisser de 30% sur les chantiers : "prenez l'opéra d'Avignon, c'est un chantier où on bosse. Les lieux sont très étroits, on se croise quasiment épaule contre épaule, torse contre torse. On va devoir installer un cheminement et se coordonner avec les  autres entreprises pour ne pas se croiser : monter par un côté, descendre par l'autre". Il faut donc revoir les plan de chantier mais Philippe Schmitt s'attend aussi à revoir à la baisse le chiffre d'affaires : "si la protection est bien appliquée, c'est un coût supplémentaire entre 5 et 10 % par chantier".

Un test rapide pour rassurer les employés

Ce dirigeant d'une entreprise d'isolation de Tarascon pense aussi à la santé de ses salariés : "nous, chefs d'entreprise, on aimerait disposer d'un test rapide et efficace pour pouvoir se piquer et avoir une réponse dans le quart d'heure qui suit. Ça rassurerait les salariés de savoir s'ils peuvent rentrer à la maison sans avoir attrapé quelque chose sur le lieu de travail ou en confrontation avec un autre employé".

Force Ouvrière Vaucluse recommande de ne pas travailler dans n'importe quelles conditions

En Vaucluse, Jean Luc Bonnal, de Force Ouvrière conseille même  aux salariés de ne pas reprendre le travail si leur santé n'est pas assurée : "le préalable, c'est la santé avant l'économie, la santé avant la finance. On leur dit très clairement, n'allez pas travailler dans n'importe quelles conditions. C'est de la responsabilité des employeurs publics ou privés. On est dans le flou sur l’approvisionnement en protections et en dépistage. Ce ne sont pas les déclarations du président ou du premier ministre qui peuvent nous rassurer".

La CGT de Vaucluse attend d'abord un feu vert des scientifiques pour envisager une reprise de l’activité des entreprises. La CGT 84 se dit "inquiète du manque de protection car la priorité c'est la santé des salariés".

Une réunion entre chefs d'entreprises et syndicats est prévue en préfecture de Vaucluse jeudi 23 avril pour préparer la reprise de l'activité.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess