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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Si rien ne change", la France devra affronter une "épidémie généralisée"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Ce dimanche dans le Journal du Dimanche, Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins prévient, "si rien ne change", la France devra affronter, une "épidémie généralisée".

Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins.
Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins. © Maxppp - Luc Nobout

Le président du conseil national de l'Ordre des médecins prévient "si rien ne change", la France devra affronter, une "épidémie généralisée" pendant de longs mois, avec un système de santé "incapable de répondre à toutes les sollicitations".

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Patrick Bouet estime que "la deuxième vague arrive plus vite que nous le redoutions". Il a également regretté que "le bilan de la première période n'ait pas été fait, pour mieux se préparer à celle-ci".

Il reconnaît que les professionnels de santé ont fait des miracles au printemps, au début de l'épidémie, pour que notre pays encaisse un choc brutal. Mais d'après lui, cela ne pourra pas se reproduire une nouvelle fois si cette épidémie s'aggrave.

Un collectif de médecins réclame la mise en place de "mesures drastiques"

Pour éviter "une deuxième vague bien plus difficile à gérer pour les hôpitaux et les services de réanimation que la première", un collectif de médecins réclame la mise en place "dès ce week-end" de "mesures drastiques".

Dans une tribune publiée ce dimanche dans le JDD, ils préviennent, "Sans mesure forte pour lutter contre l'épidémie, le nombre de patients admis chaque jour en réanimation dans un mois sera d'environ 650, équivalent à celui que nous avons connu au maximum de la première vague et dépassera 1.200 mi-novembre".

"L'Espagne, Israël, le Royaume-Uni, l'Italie ont depuis près de 15 jours déjà mis en œuvre des mesures allant pour certains jusqu'au confinement. La situation sanitaire de la France n'est pas différente de celle de ces pays. Aussi, c'est dès maintenant qu'il faut agir vite et fort", alertent les sept signataires, dont l'infectiologue Karine Lacombe et le professeur de santé publique Philippe Amouyel, de l'hôpital universitaire de Lille.

"Un respect strict du port du masque et des mesures barrières"

Ils réclament que "partout, et à tout instant", les mesures annoncées par le gouvernement s'accompagnent "d'un respect strict du port du masque et des mesures barrières" et que soient suspendues toutes les activités où cela n'est pas possible.

"Les bars et restaurants doivent respecter strictement les heures de fermeture décidées par le gouvernement et appliquer strictement les mesures barrières : le masque doit y être porté en permanence sauf lors des consommations effectives".

Selon ce collectif, "Appliquées dès ce week-end et maintenues pendant deux à trois semaines, ces mesures pourraient ramener le niveau de l'épidémie à celui que nous avons connu en juin dernier" et permettraient de passer "des vacances de la Toussaint sereines".

Parmi les signataires figurent également le Pr Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et Pr Bruno Mégarbane, chef du service réanimation médicale à l'hôpital Lariboisière.

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