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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : un couple de Creusois a failli se retrouver bloqué au Maroc

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Par , France Bleu Creuse

Après plusieurs semaines de flottement, un couple de camping-caristes creusois a enfin pu rejoindre son domicile de Saint-Yrieix-les-Bois. Face au coronavirus, le Maroc a fermé ses frontières. Claude et Nadyne Hangard ont réussi à rentrer par leurs propres moyens.

Le couple de camping-cariste a finalement réussi à rentrer en France (image d'illustration).
Le couple de camping-cariste a finalement réussi à rentrer en France (image d'illustration). © Radio France - Aurélie Lagain

Claude et Nadyne Hangard ont réussi à quitter le Maroc sur le fil. Ces deux retraités baroudeurs sont arrivés dans le pays en décembre pour plusieurs mois de tourisme. Mais l'épidémie de coronavirus est venue bouleverser leur programme. Le pays a fermé ses frontières. Des milliers de Français se sont retrouvés bloqués là-bas, sans avion pour rentrer. 

Claude et Nadyne Hangard, eux, ont réussi à revenir en Creuse avec leur camping-car. Ils ont rejoint leur domicile de Saint-Yrieix-les Bois le mardi 24 mars. Mais avant cela, ils ont vécu plusieurs semaines stressantes, livrés à eux-mêmes.

Un périple du sud du Maroc, au détroit de Gibraltar

"La première fois que nous avons vraiment entendu parler du covid-19, c'était il y a environ un mois. Nous étions alors au sud du Maroc", raconte Nadyne Hangard. Le couple a pris la menace au sérieux et a décidé de remonter vers le nord-est du pays. Ils ont alors fait étape à Saïdia, une ville à la frontière avec l'Algérie. 

Les Creusois ont logé quelques jours dans un camping, et rapidement, le gérant a décidé de confiner les touristes. Il leur a demandé de ne plus sortir, excepté pour les courses de première nécessité. 

Pendant cette période, Nadyne et Claude Hangard, ont appris par des amis que leur seule solution pour rentrer en France était de rejoindre le port de Ceuta, dans le détroit de Gibraltar. Ce port est situé à plus de 450 km de leur camping. 

Un couple en colère contre les autorités françaises

Claude et Nadyne Hangard ont alors essayé d'entrer en contact avec l'ambassade et le consulat français pour leur demander conseil : " Ils ne nous ont été d'aucune utilité, assure Nadyne, ils n'avaient rien à nous proposer. Ils nous disaient : le port de Ceuta est ouvert, allez-y. Si c'est fermé quand vous arrivez, faites demi-tour". 

Aujourd'hui encore cette Creusoise est en colère. Elle dénonce un manque de conseil et d'assistance. "On était livré à nous-mêmes et si on n'avait pas eu le déclic de tenter notre chance, on serait encore là-bas", tranche-t-elle.

Ils sont montés dans le dernier bateau

Samedi 21 mars, Nadyne et Claude ont finalement décidé de quitter le camping. Ils sont arrivés à Ceuta dans la soirée "la police nous a laissé nous engouffrer dans une rue où on ne pouvait pas faire demi-tour. Nous étions peut-être 150 camping-cars", relate-t-elle. 

Ils ont attendu toute la nuit et au petit matin, la file a commencé à avancer. Ils ont réussi à monter sur le bateau le dimanche soir vers 20h30. 

"Nous nous avons eu la chance de passer, nous avons eu le dernier bateau. A côté de nous, une cinquantaine de camping-cars n'ont pas pu passer parce que les Espagnols ont décidé de ne plus envoyer de bateau de l'autre côté du détroit de Gibraltar". Nadyne Hangard assure qu'elle a toujours des connaissances bloquées sur place. 

Vendredi 2è mars, le ministère des affaires étrangères estimait que 30 000 Français étaient toujours coincés dans différents pays à travers le monde.
 

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