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Coronavirus : un drone pour surveiller que le confinement est respecté à Limoges

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A Limoges, la police utilise ponctuellement un drone afin de surveiller que les mesures de confinement sont respectées, notamment sur les bords de Vienne, grâce au matériel et à l'expertise des Pompiers de l'Urgence Internationale, basés à Limoges.

Le drone des PUI facilite beaucoup le travail des policiers limougeauds Le drone des PUI facilite beaucoup le travail des policiers limougeauds
Le drone des PUI facilite beaucoup le travail des policiers limougeauds - ©PUI - Pompiers de l'Urgence Internationale

A Limoges, la police utilise ponctuellement ces jours-ci un drone de reconnaissance afin de surveiller que les mesures de confinement sont respectées, notamment sur les bords de Vienne, interdits de circulation par un arrêté du Préfet de Haute-Vienne. L'appareil appartient à l'Association des Pompiers de l'Urgence Internationale (PUI), basée à Limoges, qui dispose avec la Police nationale d'une convention de mise à disposition à titre gracieux des deux drones et des télé-pilotes qui les dirigent.

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L'engin utilisé sert habituellement à survoler des zones dévastées par un séisme, afin notamment de repérer des présences humaines, sous des décombres par exemple. Mais cette fois, les images qu'il fournit servent à vérifier d'un coup d'oeil que les mesures de confinement sont appliquées. "Cela nous permet, comme on l'a fait samedi dernier, de montrer à la police qui est à côté de nous, les zones où il y a des gens qui ne respectent pas le confinement", explique Philippe Besson, le Président de l'Association des Pompiers de l'Urgence Internationale. "Ensuite, aux agents d'aller sur place, mais là après c'est leur mission. Nous, c'est vraiment leur faire gagner du temps, pour leur permettre d'aller sur des points précis, où il y a des personnes qui sont présentes", détaille-t-il.

Interventions plus rapides et plus ciblées pour la police

En effet, cela simplifie beaucoup le travail des fonctionnaires de police, chargés de faire appliquer les consignes de confinement. "Le drone nous permet d'avoir une zone de surveillance beaucoup plus vaste que de simples patrouilles terrestres", explique le commissaire Yannick Salabert, Directeur Départemental de la Sécurité Publique en Haute-Vienne, "et cela nous permet effectivement de voir si les gens respectent bien le confinement, s'ils respectent aussi l'espace entre eux ; cela nous permet de concentrer les patrouilles et les contrôles dans les endroits où il y a des attroupements injustifiés".

Mieux, l'usage de ce drone, utilisé pour la première fois sur les bords de Vienne lors du premier week-end de confinement, semble aussi avoir un effet dissuasif. "C_omme le drone peut aussi voler à basse altitude_" poursuit Yannick Salabert, "les gens voient qu'il y a une possibilité d'être repéré, donc _c'est aussi un outil de prévention__, un outil pédagogique_". 

Seul bémol, ce modèle de drone "ne parle pas" : il n'est pas doté de haut-parleurs comme le sont certains modèles récents, et déjà en action dans certaines villes, notamment à l'étranger. Le drone utilisé à Limoges ne peut donc pas délivrer directement des messages de rappel à l'ordre aux éventuels contrevenants qu'il repère.

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