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Coronavirus : un numéro pour les familles en deuil dans le nord Franche-Comté

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le diocèse de Belfort-Montbéliard a mis en place ce dimanche une ligne d'écoute pour les familles en deuil. En effet en plein épidémie, les obsèques sont soumises à des règles strictes, provoquant un nouveau rapport au deuil modifié qui peut "génerer un surcroit de souffrance".

Depuis le début du confinement, les messes se font désormais en ligne. (photo d'illustration)
Depuis le début du confinement, les messes se font désormais en ligne. (photo d'illustration) © Maxppp - Nicola Marfisi

"'J'ai célébré des obsèques la semaine dernière d'une dame dont les deux enfants sont à 700 kilomètres de Belfort. Les enfants ne pouvaient pas venir, c'est très douloureux pour eux" explique Claude Deckoc. Elle est la coordinatrice d'une cellule d'écoute mis en place dans le nord Franche-Comté depuis ce dimanche par le diocèse de Belfort-Montbéliard. Au 03 84 68 12 05, de 9h à 21h tous les jours, une quinzaine de bénévoles, tous formés à l'écoute, se relaient pour soutenir les familles en deuil et de manière générale toutes les personnes se sentant seuls et isolés face à l'épidémie de coronavirus. 

Une écoute bienveillante et sans jugements

Depuis leurs domiciles respectifs, ces bénévoles ne seront pas des psychologues précise père Didier Sentenas, vicaire général du diocèse de Belfort Montbéliard : "la vocation de ce service c’est d'offrir un espace d’écoute et d’accueil mais il ne se substitue pas aux professionnels. Les bénévoles écoutent et si besoin aiguillent et orientent vers des thérapeutes, des personnels de santé."

Une douleur qui peut s'éterniser faute d'être exprimée

Plus de messes dans les églises, un cercle familial réduit au minimum, des adieux écourtés, les conditions d’accompagnement des mourants, et de prise en charge des défunts ont été modifiés : "le fait de pouvoir exprimer ce qu'ils ont vécu, c'est à dire l'accompagnement d'une fin de vie qui n'a pas pu être fait, ne pas pouvoir dire au revoir à la personne une fois qu'elle est décédée, ce sont des douleurs qui sont très importantes" raconte Claude Deckoc. Selon la coordinatrice de la cellule d'écoute "il est important de pouvoir exprimer sa colère, sa tristesse tout de suite. Si ce n'est pas fait, ce seront des deuils qui seront difficiles et qui risquent de se transformer en deuil pathologique c'est à dire qui traînent sur la durée".

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