Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Société

Corse : la timide organisation du grand débat national

dimanche 27 janvier 2019 à 11:13 Par Patrick Rossi, France Bleu RCFM

L'organisation du grand débat national voulu par le président de la République après la mobilisation des gilets jaunes se fait timidement en Corse. Les cahiers de doléances sont peu ou pas exploités. Quant aux gilets jaunes, ils semblent peu actifs.

Quelle mobilisation des gilets jaunes en Corse ?
Quelle mobilisation des gilets jaunes en Corse ? © Maxppp -

Corse - France

Ici, rien est comme ailleurs. Pas de grands rassemblements, pas de manifestations, tout au plus un tractage en centre-ville, sur un rond-point. Surprenant pour une île présentée comme la région la plus pauvre de France. Championne de France, la Corse l’est peut-être aussi en termes de réserve. Ici, les situations difficiles ne s’exposent pas sur la voie publique. Non, ici, aujourd’hui encore, elles se surmontent, seul ou en famille, ou avec quelques amis. 

Ce contexte n’est donc en rien favorable au grand débat national qu’Emmanuel Macron a mis en place. Les demandes d’organisations de ce rendez-vous ne sont pas légion. Un premier débat a été organisé à Serra di Ferro (Corse du Sud) en présence d’une quinzaine de personnes. Un deuxième rendez-vous aura peut-être plus de succès à Bonifacio, mardi 29 janvier. Le maire de Linguizetta organisera aussi une réunion, samedi 2 février. « Il s’agira d’un débat ouvert, qui ne sera pas cloitré par les quatre thèmes voulus par le président de la République » indique Séverin Medori, premier magistrat de cette commune de la plaine orientale.

Séverin Medori, le maire de Linguizetta

Mais tous les maires ne partagent pas cette même volonté d’organiser les débats. Certains s’y refusent clairement. Ils satisferont tout au plus une demande de salle. Mais ils n’iront pas au-delà.

Des cahiers, mais pas de doléances

L’expression en publique pouvant être considérée comme un exercice difficile pour certaines personnes, on se dit que le cahier de doléances mis à disposition des citoyens peut être un bon moyen de participation à ce grand débat national. Mais pas plus dans les grandes villes que dans le rural ils ne connaissent de succès. Certains maires feront remonter les quelques informations qui arriveront jusqu’à eux. Marie-Thérèse Mariotti, la maire de Taglio Isolaccio se contentera de cette mission.

Marie-Thérèse Mariotti, maire de Taglio Isolaccio

Un acte citoyen

Une certaine forme de timidité pour justifier une faible participation ? Dans les rangs des gilets jaunes on ne partage pas forcément ce point de vue. Véronique qui arpente les rues de Bastia avec son gilet jaune sur le dos considère que « les gens se sentent peut-être impuissants.» Véronique invite d’ailleurs la population à participer : « c’est comme le vote, c’est acte citoyen ».

Véronique, gilets jaunes de Bastia

Les gilets jaunes de Bastia appellent la population à participer à une réunion publique, samedi 2 février. Mais ni l'heure ni l'endroit n'ont été pour l'instant précisés.