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Corse : les avis divergent sur l’application StopCovid

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La CNIL avait autorisé mardi 26 mai l’utilisation de l’application de traçage numérique StopCovid. Les députés l’ont adopté. Mais tous sont loin d’être d’accord, y compris au sein d’une même famille politique.

L'application StopCovid est loin de faire l'unanimité L'application StopCovid est loin de faire l'unanimité
L'application StopCovid est loin de faire l'unanimité © Maxppp - Maxppp

Les députés ont adopté par 338 voix contre 215 le texte visant à autoriser l'application mobile StopCovid. Celle-ci a été présentée par le gouvernement comme indispensable au déconfinement et a reçu le feu vert de la CNIL, la commission nationale de l'information et des libertés. 

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Cette application doit permettre à ses utilisateurs d'être alertés s'ils ont croisé une personne contaminée par le virus, à moins d'un mètre, pendant au moins un quart d'heure.

Le député nationaliste, Jean-Félix Acquaviva, a voté contre, faisant valoir notamment les risques de piratages des données collectées. Contre aussi le député LR Jean-Jacques Ferrara qui estime qu'il s'agit d'une incursion intolérable dans la vie privée des citoyens et, qui plus est, arrive trop tard : « on arrive après la bataille. Au plan national comme au plan local il y a une circulation du virus qui est moins importante. Evidement, nous espérons tous que cela va se poursuivre et s’accentuer. Mais c’est une réalité. Donc je ne comprends pas très bien pourquoi remettre sur la table cette application qui est un coup de hache dans les libertés individuelles, un grand danger selon moi qui témoigne des dérives de notre société. Au lieu de responsabiliser les gens, de leur apprendre à vivre avec ce virus comme ils ont appris à vivre avec d’autres virus, on essaie là, tout de suite, de déployer des mesures dans un cadre extraordinaire qui n’apporte pas plus de résultat ». 

« On peut sauver des vies … » 

En revanche l'autre député de Corse-du-Sud, lui aussi médecin, le député Pè a Corsica Paul-André Colombani a voté pour. Si selon lui cet outil peut effectivement porter atteinte aux droits de l'homme, il est là pour sauver des vie en cas de rebond de l'épidémie. « On ne peut pas se priver de cette application qui n’est pas parfaite mais qui peut améliorer, en terme de santé publique, la vie des gens. Si moi, Paul-André Colombani je suis détecté positif, je vais pouvoir facilement mettre à l’abri mes proches. Mais je ne me souviendrai plus forcément des gens que j’ai croisé. L’application ne leur indiquera pas que je suis positif mais leur précisera qu’ils ont croisé une personne détectée positive et les invitera à se faire dépister. Cette application a fait ses preuves dans certains pays. En terme de santé publique, cela parait difficile de pouvoir s’en passer ».

L'application StopCovid sera également au centre des discussions vendredi à l'Assemblée de Corse. Son président, Jean-Guy Talamoni soumettra au débat un rapport intitulé « Les libertés publiques à l'épreuve du traçage numérique ».  

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