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Corte : 2.000 personnes mobilisées pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri.

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Par , France Bleu RCFM

A l’appel de la ligue des droits de l’homme et de l’association l’ora di u ritornu près de 2.000 personnes ont défilé ce samedi après-midi dans les rues de Corte. Elles demandent la levée du statut de détenus particulièrement signalés et le rapprochement d'Alain Ferrandi et Pierre Alessandri

Corte : 2.000 personnes mobilisées pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri.
Corte : 2.000 personnes mobilisées pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. © Radio France - Christophe Giudicelli

« Pour le respect du droit et l’application de la loi », c’est sous cette bannière que près de 2.000 personnes ont défilé dans les rue de Corte en Corse. L’appel à manifester avait été lancé par la ligue des droits de l’homme et l’association l’ora di u ritornu. Depuis plusieurs semaines, elles demandent la levée du statut de détenus particulièrement signalés (DPS) et le rapprochement en Corse d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. Pour rappel ce statut implique des conditions de détention spécifiques. Les deux hommes condamnés dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998,  purgent depuis 22 ans une peine de réclusion criminelle à perpétuité sur le continent.

Des familles qui demandent l’application du droit

« Même si c’est une affaire politique, aujourd’hui ils rallongent la condamnation pour des raisons qui sont politiques, qui sortent totalement du cadre de la loi et des droits de l’homme. Alain Ferrandi et Pierre Alessandri ont exactement les mêmes droits que n’importe qui sur cette terre afin qu’ils puissent être rapprochés de leurs familles et de leurs amis et bénéficier d’un aménagement de peine dont ils ont le droit de bénéficier depuis 4 ans étant donné que la période de sûreté de 18 ans est terminée » explique Simon Paulu Ferrandi, le fils d’Alain Ferrandi. A la tribune, installés sur la place Paoli où s’est rendu le cortège, les différents intervenants, familles des détenus ou membres d’associations ont insisté sur le côté humain de la situation.

Aller au-delà des clivages politiques

Une situation qui transcende les clivages politiques. Dans le cortège qui a pris le départ en début d’après-midi depuis la Place du Duc de Padoue à Corte, des artistes, des syndicalistes, mais aussi de nombreux élus. Surtout des nationalistes, Jean Guy Talamoni le président de l’assemblée de Corse, les membres du conseil exécutif, des députés, tous sont restés discrets durant cette manifestation et n’ont pas pris publiquement la parole. Malgré la forte présence d’élus nationalistes, depuis plusieurs jours dans différentes communes et collectivités de l’île des motions demandant la levée du statut de DPS et le rapprochement sur l’île sont votées par des élus de droite comme de gauche. L’avocat bastiais Jean Sebastien de Casalta, vice-président de la ligue des droits de l’homme en Corse et élu d’opposition à la mairie de Bastia était présent : « Il s’est dégagé un consensus qui manifestement dépasse les clivages politiques, c’est une bonne chose. Je suis ici en qualité de citoyen pour dénoncer une situation injuste qui est faite à deux hommes qui doivent bénéficier d’une justice débarrassée de toutes considérations politiques ».

Qu’elles suites après cette mobilisation ?

Les demandes formulées par la ligue des droits de l’homme et l’association l’ora di u ritornu ne sont pas nouvelles. Pour Thierry Casanova, le porte-parole de l’ora di u ritornu d’autres mobilisations sont prévues, mais pour lui aujourd’hui : « ce que nous voulons, c’est donner les moyens politiques aux élus, parlementaires ou à l’assemblée de Corse, de renouer un dialogue avec l’état autour de ce dossier et d’explorer les voies et moyens pour faire avancer cette situation dans un délai court ».

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