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Dossier : Coronavirus Covid-19

Côte d'Opale : les masques vendus, à bas prix, sur les marchés sont-ils efficaces ?

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Ils sont vendus dix euros les 50. Des masques, bien moins chers que dans les grandes surfaces et les pharmacies, fleurissent en ce moment sur les marchés, notamment sur le littoral. Mais ces masques sont-ils de qualité suffisante pour nous protéger contre la Covid-19 ? France Bleu vérifie.

De nombreux vendeurs écoulent des masques sur les marché. Sont-ils conformes et suffisants contre la Covid-19 ? Oui, répond l'hôpital de Calais.
De nombreux vendeurs écoulent des masques sur les marché. Sont-ils conformes et suffisants contre la Covid-19 ? Oui, répond l'hôpital de Calais. © Radio France - Matthieu Darriet

Sur un marché de la Côte d'Opale, ce jour-là, il y a pas moins de 4 vendeurs de masques. Et pour écouler le produit phare du moment, le discours est bien rodé : "C'est pour se protéger de la maladie, parce qu'elle repart à grands pas. Moi, j'ai un cousin qui a eu la maladie, il s'en est sorti de justesse."

Des masques conformes

Ces vendeurs l’écrivent parfois en gros, leurs masques sont "homologué CE". Mais il faut regarder un peu plus la boite pour chercher les normes, un véritable charabia technique, car les normes ne sont pas équivalentes en Chine, où la plupart des masques sont fabriqués.

Ces masques, vendus sur les marchés, ne sont pas à usage médical, mais ce n'est pas un problème. Le critère essentiel c'est l'efficacité de filtration à 90%.
Ces masques, vendus sur les marchés, ne sont pas à usage médical, mais ce n'est pas un problème. Le critère essentiel c'est l'efficacité de filtration à 90%. © Radio France - Matthieu Darriet

Bien souvent, ces masques sont issus de la même filière d’approvisionnement qui passe par des grossistes installés à Aubervilliers, en région parisienne. Ils ont des contacts directs avec la Chine.

Mais ces masques conviennent, explique Véronique Leclerc, inspectrice de la Répression des fraudes, lors d'un contrôle à Wimereux : "En Chine, ce sont des masques anti-pollution, et ils sont courants et utilisés au quotidien. En plus, ils sont utilisés quand les gens sont malades, pour protéger les autres."

Ils ont une efficacité de filtration équivalente à des dispositifs médicaux.

Le marquage CE, n’est pas obligatoire sur les masques, en ce moment, mais ceux qui le revendiquent doivent le prouver. Les inspecteurs remontent alors vers le grossiste importateur, par les factures. Mais globalement, sur les marchés, il n‘y a pas d’inquiétude à avoir pour les consommateurs.

Opération de vérification des masques, sur le marché de Wimereux, par des inspecteurs de la répression des fraudes.
Opération de vérification des masques, sur le marché de Wimereux, par des inspecteurs de la répression des fraudes. © Radio France - darriet

Simon Havard est le chef du service "produits industriels" à la DDPP, la Direction pour la protection des populations, dans le Pas-de-Calais : "Il y a des circuits d'importation qui se sont développés un peu dans tous les sens, tout le monde a essayé de faire ce qu'il pouvait pour faire venir des masques. Ces nouveaux acteurs, on se rapproche d'eux et on obtient les modifications lorsque c'est nécessaire."

Pour l'instant, la situation nous paraît plutôt saine.

Minimum 90% de filtration

L’essentiel est de repérer l’efficacité de filtration, qui doit être d'au moins 90%. Ces masques vendus sur les marchés ne sont clairement pas à usage médical. C'est souvent indiqué sur la boite, ou alors elle porte la mention "civil grade". Mais ce n’est pas un souci, confirme le Dr Sylvie Joron, pharmacien responsable du service hygiène, à l’hôpital de Calais (qui utilise 15.000 masques par semaine) : "Ce sont des masques tout à fait corrects et qui sont efficaces."

Pas besoin d'un masque médical

Le consommateur doit donc surtout vérifier si ces masques s'adaptent bien à son visage. Et la barrette au niveau du nez permet de bien l'adapter au visage et d'éviter d'avoir de la buée sur les lunettes ou de ne pas pouvoir respirer correctement. 

"Le masque à usage médical, poursuit Sylvie Joron, c'est un masque utilisé par les soignants avec des patients qui n'en porte pas. Dans le grand public, on part du principe qu'on se protège en portant chacun son masque." 

On protège les autres, avec ces masques et c'est bien ce que l'on cherche à faire.

L'idéal : un masque trois plis et double, voire triple, épaisseurs.
L'idéal : un masque trois plis et double, voire triple, épaisseurs. © Radio France - Matthieu Darriet

Le grand principe est donc un masque à trois plis, avec double ou triple épaisseurs. Les masques en tissus font donc largement l’affaire... à condition d’en changer toutes les quatre heures et surtout de le porter vraiment. Laisser son masque sous le nez ne sert à rien.

Pourquoi ces prix bas ?

Quant aux prix très bas pratiqués sur les marchés, ils sont liés à des arrivages massifs de masques par bateaux, et non plus par avion, comme au pire moment de la crise. Les grandes surfaces doivent écouler ces masques-avions, avant de pouvoir baisser les prix. Les vendeurs des marchés ont juste quelques jours d'avance.

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