Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Côte-d'Or : Gemeaux espère profiter d'une licence IV gratuite pour (r)ouvrir un bar

-
Par , France Bleu Bourgogne

Le gouvernement souhaite distribuer gratuitement plus de 10.000 licences IV gratuites, pour revitaliser les petites communes. A Gemeaux, au nord de Dijon, le maire est d'ores et déjà intéressé, et a même un local en vue.

Le local qui pourrait accueillir le bar se trouve juste à côté de l'entrée de la mairie
Le local qui pourrait accueillir le bar se trouve juste à côté de l'entrée de la mairie © Radio France - Adrien Beria

La licence IV, un saint-graal pour tout patron de bar. Un graal qui coûte cher - souvent plus de 10.000 euros, même si le prix varie selon les endroits - et qui permet de vendre de l'alcool fort. Alors quand le gouvernement a annoncé dans son plan "Développer les commerces de proximité en milieu rural", le 19 février 2020, que 10.000 à 15.000 licences IV allaient être créées gratuitement pour les communes de moins de 3500 habitants, forcément, l'idée a vite fait son chemin. C'est le cas à Gemeaux (Côte-d'Or), entre 800 et 1000 habitants, à 30 minutes environ au nord de Dijon. 

De 11 ... à 0 bistrots 

Dans le temps, dans ce village, les bars et les cafés étaient en concurrence. Il y en a eu jusqu'à 11 dans les années 1950. "Quatre quand je suis arrivé, dans les années 1980", précise le maire, Marc Chautemps. Il regrette un peu cette époque là : "Cinq kilomètres pour aller boire un pastis* aujourd'hui, ça fait un peu long !". Avant cette proposition du gouvernement, le maire avait déjà tenté de faire revenir un bar dans la commune. "On avait cherché, c'était difficile à trouver, c'était cher, c'était un peu compliqué, relate-t-il. Si ça se libéralise, tant mieux".

"Un bar, c'est un lieu de convivialité, maintenant qu'on ne se retrouve plus trop à la messe ..." 

Le maire Marc Chautemps, interessé pour faire revenir un bar à Gemeaux - Radio France
Le maire Marc Chautemps, interessé pour faire revenir un bar à Gemeaux © Radio France - Adrien Beria

A la place de l'épicerie multi-services

Où installer ce bar ? Le maire a une idée. Aujourd'hui, à côté de la porte d'entrée de la mairie, sous la halle datant du XVe siècle, on trouve un petit local : une épicerie multi-services. On peut y acheter du pain, des journaux, des cigarettes, un peu de nourriture ou des boissons. A l'intérieur, un bar est aménagé. "Aujourd'hui, on dispose d'une licence 2, indique le maire. On peut servir du vin, de la bière, du kir...". Aux beaux jours, une terrasse est même sortie sur le parvis. Avec cette licence IV, il espère attirer beaucoup plus de monde, et recréer un lieu "de convivialité". Avec les bénéfices économiques qui vont avec, même si le maire pensent qu'ils seront "limités"

Dans le village, les avis sont divisés. Pour Antonina, 75 ans, ancienne patronne de bar à Gemeaux, ça ne marchera pas. "Il n'y a plus assez de monde qui vit ici", estime-t-elle. En revanche, pour les plus jeunes, comme Léo, 22 ans, ce serait une bonne idée. Aujourd'hui, quand il veut sortir boire un verre avec des amis, il se rend à Dijon. "On conduit, on n'a pas le choix, regrette-t-il. Pour les jeunes, se retrouver ensemble, ça peut être sympa". Il se prend déjà à rêver d'installer un billard dans le (futur?) bar. 

Pas avant les municipales 

En revanche, selon le maire, l'obtention de la licence IV ne pourra pas se faire avant les élections municipales du mois de mars 2020. Marc Chautemps, à la tête de la commune depuis deux mandats, ne se représente pas pour être maire, mais sera quand même en position plus reculée sur la liste. 

Par ailleurs, cette mesure est loin de faire l'unanimité. "En termes de santé publique, c'est assez désastreux", estime par exemple l'association nationale de prévention en alcoologie et addictologie

*le pastis, à consommer avec modération

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu