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Côte-d'Or : le retour aux 90 km/h possible sur un cinquième de nos routes seulement

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Par , France Bleu Bourgogne

Dans le département, le retour au 90 km/h ne serait possible que pour 1050 kilomètres de route, soit un quart des routes départementales. C'est bien moins qu'initialement prévu par le Conseil Départemental de Côte-d'Or.

La RD974 entre Dijon et Beaune présente un record national : celui du nombre de changements de vitesse, pas moins de 42 sur 36 km
La RD974 entre Dijon et Beaune présente un record national : celui du nombre de changements de vitesse, pas moins de 42 sur 36 km © Radio France - Sophie Allemand

Le retour partiel aux 90 km/h est en cours en Côte-d'Or depuis la publication de la loi d'orientation des mobilités le 26 décembre. Par dérogation, les départements peuvent remettre certaines portions de routes départementales à 90 km/h. Chez nous, François Sauvadet, le président du Conseil Départemental, est l'un des plus grands opposants aux 80 km/h. Il parlait de faire revenir 90 % des routes du département à 90 km/h. Finalement, une commission de sécurité doit valider les dossiers au cours du premier trimestre 2020 : ils ne concernent qu'un millier de kilomètres sur 5 670.  

Pourquoi ce n'est pas si simple que ça ? 

On est donc bien loin des 90 % évoqués François Sauvadet. Il faut dire que le gouvernement met des bâtons dans les roues du Conseil départemental. Les règles imposées par le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) sont draconiennes. Par exemple, il faut que les tronçons de route concernés fassent au moins 10 km, qu'il n'y ait pas d'habitation sur le bas-côté, ni d'arrêt de bus. Ou encore qu'ils ne soient pas fréquentés par des engins agricoles. Cela limite le champ des possibles.

Il y a une certaine pression aussi. En cas d'accident sur une route rehaussée à 90 km/h, la responsabilité pénale du président du département sera engagée. En 2019, il y a eu 30 morts sur les routes Côte-d'Oriennes. 

Un coût de plus de 333 000 euros rien que pour ce millier de kilomètres

Il faut aussi que des aménagements soient réalisés. Comme pour éviter les chocs frontaux, « l'interdiction de dépassement matérialisée par deux bandes blanches avec alerte sonore. »

Et puis, la transition a un coût. Avant 90 km/h c'était la norme, maintenant ce sera une dérogation à la loi. Il faudrait un panneau à 90 à chaque intersection sur les 1000 kilomètres de routes concernées. Ce qui veut dire une multitude de panneaux : 780 en tout.  Rien que pour le changement de panneaux, le coût est estimé à 333 000 euros par le Conseil Départemental. En juillet 2018, la centaine de panneaux 80km/h avait déjà coûté 18 700 euros.

Les préconisations du comité d'experts du Conseil National de la Sécurité Routière sont tellement draconiennes, que des départements comme la Nièvre, ont décidé de ne rien changer et de rester à 80 km/h. François Sauvadet, lui ne veut pas revenir sur sa parole.  

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