Société

Côte-d'Or : les musulmans n'ont toujours pas de lieu de culte à Genlis

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne jeudi 15 janvier 2015 à 10:45

Moment de prière dans une mosquée. (image d'illustration)
Moment de prière dans une mosquée. (image d'illustration) © Maxppp

Le projet d'implantation d'un centre cultuel à Genlis fait débat dans la commune. Un terrain est retenu mais il nécessite une révision du Plan Local d'Urbanisme. Le maire refuse.

Quand on est musulman à Genlis, pour la prière du vendredi, il faut se rendre jusqu'à Dijon, Chenôve ou Quétigny. Pour éviter ces déplacements, la communauté musulmane souhaite l'implantation dans la commune d'un centre socio-culturel et cultuel. Un appel aux dons, lancé en février dernier, a permis de récolter soixante mille euros. Trois cents personnes de la commune, mais aussi de Longecourt, d'Aiserey et même d'Auxonne ont répondu à l'appel.

Mais en juillet, le nouveau maire UMP a refusé de vendre un terrain communal situé dans la zone artisanale de la Tille, sous prétexte que le PLU, le plan local d'urbanisme, qui date de 2011, réserve cette zone aux commerçants et aux artisans. Yassine Boudebza préside l'Association socio-culturelle et cultuelle des musulmans de Genlis, créée il y a un peu plus d'un an. Il réclame une révision du PLU. Ils auraient besoin de 1500 à 2000 mètres carrés : 300 à 400 pour le centre, le reste pour garer les voitures.

Yassine Boudebza, le président l'Association socioculturelle et cultuelle des musulmans de Genlis

 

Pour Vincent Dancourt, le maire de Genlis, pas question de réviser le PLU. L'association envisage donc de se tourner vers le privé, soit en achetant un terrain, soit en achetant un bâtiment déjà existant à un particulier. Pour le moment, elle attend toujours la réponse de la mairie pour louer une salle municipale une fois par semaine pour des cours d'arabe. Yassine Boudebza estime toutefois que ce refus n'a rien à voir avec une quelconque islamophobie dans la commune.

Le maire de Genlis, Vincent Dancourt