Société

Un habitant de Coudoux se porte volontaire pour héberger des réfugiés

Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence mardi 15 septembre 2015 à 16:34

Fréderic Poitou
Fréderic Poitou

Invité de France Bleu Provence mardi matin, Frédéric Poitou s'est porté candidat, à l'accueil de réfugiés. Cet ingénieur en chimie et ancien adjoint au maire de Coudoux (Bouches-du-Rhône) se dit prêt héberger une famille. Il adresse également une lettre ouverte au maire de la commune.

Frédéric Poitou se décrit lui-même comme "un habitué de l'engagement associatif et humanitaire". Après différentes actions menées auprès des prisonniers et des SDF, cet ingénieur, ancien élu à Coudoux (Bouches-du-Rhône) veut tendre la main aux réfugiés syriens.

"C'est une idée qui m'est venue après avoir passé des vacances à Toulouse. Une petite communauté protestante s'était organisée pour accueillir une famille et je me suis rendu compte qu'il était assez facile, pour un village, de les accueillir. A partir du moment où ces gens sont en situation d'exode et fuient le martyr chez eux, on se doit de les aider."

Une chambre à disposition

Frédéric Poitou n'a pas encore reçu, chez lui, des réfugiés. Mais il a conscience de l'investissement et des contraintes qu'un tel choix entraîne. "On fait partie d'une grande chaîne fonctionnelle dans laquelle chacun à son rôle. Il faut s'occuper du côté juridique, administratif, scolaire. En ce qui me concerne, je mets à une chambre à disposition, pouvant accueillir une famille ou  deux à trois personnes".

Un engagement personnel qui fait écho à l'appel du pape

Sensibles à la cause des réfugiés, ses proches le sont aussi. Dans le sillage de l'ancien adjoint au maire, tous sont d'accord pour offrir l'hospitalité. "Ils sont vraiment portés vers l'aide à l'autre. Et ça a été accéléré par le fait que le pape, au mois d'août, exhorte les paroisses d'accueillir une famille. Pour ceux qui se revendiquent chrétiens, ils se doivent d'écouter leur pape."

 Frédéric Poitou nie tout positionnement politique, même si certaines communes de Provence n'ont pas encore apporté une aide officielle. C'est le cas de Marseille et de son maire Les Républicains Jean-Claude Gaudin, qui considère que c'est à l’État de prendre les mesures nécessaires.

"Ce sont des considérations politiciennes" explique cet habitant. "J'ai aussi entendu la patronne de l'UDI dire que c'est un domaine de compétence qui n'appartient pas à la région. Je suis peut-être en contradiction avec Jean-Claude Gaudin, mais je ne suis pas un concurrent pour autant. Mon engagement est personnel et humaniste".

A Coudoux, l'annonce de la candidature de l'ingénieur a fait grand bruit. Trente sept Coudoucens souhaitent, à leur tour, proposer une aide.