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Société

Coup d'envoi des travaux de réfection de la grande jetée de Toulon

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Par , France Bleu Provence

Le coup d'envoi de la réfection de la Grande Jetée de Toulon a été donné ce jeudi par la pose symbolique du premier enrochement en présence des représentants de la Marine et des collectivités locales. Un chantier de 26 mois nécessaire pour faire face à l'usure de la Grande jetée.

La grande jetée de Toulon abimée
La grande jetée de Toulon abimée © Radio France - Christelle Marquès

Toulon, France

Construite au XIXe siècle, la Grande Jetée de Toulon doit désormais faire face à un nouvel ennemi, le vent d'est qui la malmène et la grignote de plus en plus. Trois grandes brèches défigurent les 1280 mètres de la structure, et le taux d'usure des blocs maçonnés peut atteindre 60%. La réfection est donc nécessaire, d'autant que la grande Jetée joue un rôle majeur dans la protection de la petite rade contre la houle en cas de fort vent d'est. Cette réfection a commencé symboliquement ce jeudi matin avec la poste du premier enrochement en présence du Préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d'escadre Charles-Henri de la Faverie du Ché, d'Hubert Falco, le président de la Métropole toulonnaise et de Marc Giraud, le président du conseil départemental. Le chantier de 17,6 millions d'euros va durer 26 mois et il est co-financé par le Ministère des Armées (52%), la Métropole (24%), et le Conseil départemental (24%).

"Vue de la mer, la grande jetée fait penser aux dents de la mer. C'est comme si on allait la faire passer chez le dentiste" plaisante le Vice-Amiral d'Escadre Charles-Henri de la Faverie du Ché, le Préfet maritime de la Méditerranée. Car en effet, 3 brèches importantes défigurent la Grande jetée sur la moitié de sa longueur. Et les blocs maçonnés sont pour certains usés à 60% dans la majorité des 1280 mètres de la structure.

Une usure qui empêche la Grande jetée de pouvoir pleinement jouer son rôle de brise houle en cas de fort vent d'est, et qui du coup, peut peser à terme sur le développement notamment économique dans la petite rade. Sans cette grande jetée, les activités économiques sont menacées (comme le transport maritime quotidien, la conchyliculture, la pisciculture, la pêche et la plaisance..) tout comme les infrastructures de la base navale.

"Un chantier difficile" selon le service d'infrastructure de la Défense

"La difficulté c'est l'approvisionnement car il faut 60 000 mètres cubes d'enrochement, produits dans les Bouches-du-Rhône qui seront acheminés par barge de Fos-sur-Mer jusqu'à la digue. Il n'y a en plus aucun accès par la terre, donc tous les travaux doivent se faire depuis la mer, donc par des barges qui vont déposer les engins de chantier sur la digue. Et les trois engins de chantier vont terrasser à partir du haut et de la crête de la digue. Cela demande des compétences particulières pour les grutiers, et du personnel qui travaille. Et il y a aussi des gros aléas vis à vis de la météo" commente Godefroy Coquelet, producteur d'opération au Service d'Infrastructure de la Défense. Le chantier va donc durer 26 mois avec pour débuter le mois prochain, une intervention sur la zone centre.  Des rochers de 1 à 5 tonnes seront donc acheminés à l'aide d'une très grande barge au rythme d'une barge par semaine (1500 tonnes hebdomadaires). Un rythme qui permettra de ne pas interrompre la circulation par la petite passe durant la totalité des travaux.

Un chantier respectueux de l'écosystème

Les premières études environnementales menées en amont de la réalisation du projet ont mis en évidence la présence de dattes de mer dans les enrochements de protection de la digue. Cette espèce de mollusque bivalve est protégée. La réfection de la Grande jetée va donc impacter les colonies. Sa présence a du coup nécessité de recourir à de l'enrochement calcaire qui favorise son implantation. Des mesures spécifiques ont également été prises pour protéger les herbiers de posidonies.  "Nous avons revu la conception de la forme des enrochements qui allaient être mis en place afin que la pente soit plus raide, et que les rochers ne touchent pas les herbiers de posidonies. La seconde mesure, c'est qu'on utilisera un rideau anti-turbidité. Un système innovant car cette fois ci, c'est un rideau à bulles. Il s'agit d'un tuyau avec plusieurs trous qui sera positionné entre la grande jetée et la zone de travaux, et l'herbier de posidonie. On va injecter de l'air et cela fera un rideau de bulles qui empêchera la turbidité, toute la remise en suspension des particules de se déposer sur l'herbier de posidonies" détaille Armelle Bourgogne du Service Infrastructure de la Défense.

rideau à bulles pour protéger les herbiers de posidonies - Aucun(e)
rideau à bulles pour protéger les herbiers de posidonies - Marine nationale

Un chantier de 17, 6 millions d'euros cofinancés par le Ministère des Armées (52%), la Métropole TPM (24%), et le Conseil départemental (24%).

Cerise sur le gâteau : les plaisanciers pourront à l'issue des travaux découvrir sur le musoir sud l'inscription TOULON qui faisait défaut jusqu'à présent.

Le musoir sud (à gauche) avant travaux et après travaux (à droite) avec l'inscription TOULON - Aucun(e)
Le musoir sud (à gauche) avant travaux et après travaux (à droite) avec l'inscription TOULON - Marine nationale
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