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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu à 18h : la mesure plutôt bien acceptée à Mont-de-Marsan

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Par , France Bleu Gascogne

La France sous couvre-feu à 18 heures. La mesure annoncée jeudi est entrée en vigueur ce samedi. Un couvre-feu avancé de deux heures, pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Dans les Landes, professionnels et particuliers s'adaptent, en attendant de jours meilleurs.

La rue Gambetta à Mont-de-Marsan à 18h, début du couvre-feu
La rue Gambetta à Mont-de-Marsan à 18h, début du couvre-feu © Radio France - Valérie Mosnier

En centre-ville, ce samedi 16 janvier, à Mont-de-Marsan, une heure avant le début de ce nouveau couvre-feu, il n'y a pas de monde que d'habitude. Mais, ceux qui font leurs courses ou flânent on quand même forcément un œil sur la montre : "Il faut qu'on se dépêche" lance un couple de Montois croisés près de la place Saint-Roch "on a une demi heure de marche, il faut que l'on soit chez nous à 18h !" 

A l'image de ces Montois, la plupart des Landais croisés ce samedi se montrent compréhensifs quant à la mise en place de ce couvre-feu à 18 heures, même ceux croisés quelques minutes avant l'heure fatidique. "C'est fermé, je reviendrai demain matin. C'est contre le corona, donc c'est compréhensible" lance ce jeune homme arrivé trop tard et qui vient de se voir refuser l'entrée du supermarché. Il se dépêche de rentrer, comme cette cycliste qui vient juste d'acheter du pain : "Faut qu'on s'habitue parce que ça raccourci vraiment les journées, un peu trop ! C'est handicapant, mais il faut que je passe à la pharmacie, excusez-moi, je n'ai plus que cinq minutes."

Marine est un peu moins indulgente et ne comprend pas l'utilité de la mesure. Quelques minutes avant 18 heures, elle sort du coiffeur avec la tête encore mouillée et un soin qu'elle devra terminer chez elle : "20 heures c'était bien, ça permettait de faire leurs courses après. On fini tous quasiment à 18 heures. On va devoir écourter la pause du midi pour faire des courses... Ça va être compliqué... Non ça ne sert à rien."

Les commerçants font le dos rond

Du côté des commerçants montois, interrogés par France Bleu Gascogne, dont la plupart fermaient jusque là  à 19h, certains ont décidé d'adapter leurs horaires entre midi et 14h ou alors une ouverture plus tôt le matin. 

Mais d'autres, ceux déjà ouverts sur la pause déjeuner, n'ont pas de marge de manœuvre et vont donc perdre une heure ou une heure et demi : "Il y aura un petit manque c'est évident" reconnaît Michèle de la chocolaterie Diogo Vaz, "après la débauche à 18 heures, les gens viennent chercher des pâtisseries ou du chocolat".

C'est aussi ce que redoute Romain, des Gourmandises de Viklaus. Mais le patron-boulanger attend de voir  et ne change pas ses horaires pour l'instant : "Je vais ouvrir de 16 heures à 18 heures au lieu de 16 heures - 19 heures 30. Le matin, le magasin est ouvert à 7 heures, on est là à 3 heures du matin et si je ne fais pas ma petite sieste en début d'après-midi, ça va vite devenir compliqué, déjà que l'on a des conditions de travail compliquées. Après, on en a parlé avec ma femme. Peut-être qu'on va le faire, si vraiment on voit une baisse du chiffre d'affaires sur la semaine, on avisera pour la semaine d'après." 

Installée dans son nouveau magasin "Les petits trésors de Mü_Mü", Muriel attend le printemps : "La chance qu'on a c'est qu'on est en plein hiver. La fréquentation est beaucoup moins importante sur ce créneau là, par rapport à d'autres périodes. A partir du moi de mai, je serai embêtée parce que là, de 18 à 19 j'ai vraiment une fréquentation importante."

Fermeture à 17h45 pour Les petits trésors de Mü_Mü, à Mont-de-Marsan
Fermeture à 17h45 pour Les petits trésors de Mü_Mü, à Mont-de-Marsan © Radio France - Valérie Mosnier

Le couvre-feu : la moins pire des solutions 

Cette semaine, dans l'attente des annonces du Premier ministre Jean Castex, le président de la CCI des Landes, François Lafitte, confiait à France Bleu Gascogne qu'un couvre-feu serait la meilleure des solutions, "le moindre mal par rapport à un confinement général". Un discours que l'on trouve dans la bouche d'Audrey, salariée d'un salon de coiffure à Mont-de-Marsan : "Je préfère un couvre feu, qu'on ferme plus tôt, qu'un confinement ! On ouvre plus tôt le matin, on adapte les horaires... Il vaut mieux que ce soit comme ça que de fermer complètement ! Après, c'est une adaptation pour tout le monde, il faut les choses autrement, comme on le fait déjà depuis presque un an !"

Dans la restauration, secteur également très touché par ce nouveau couvre-feu, la vente à emporter étant limitée dans le temps, certains ont décidé d'arrêter leur activité le soir et d'autres se lancent dans la livraison à domicile, comme le restaurant la Taverne à Saint-Pierre-du-Mont où le gérant, Grégory Niethen, a dû mettre 14 de ses 17 employés en chômage partiel. Il propose pour la première fois un service de livraison dans un rayon de 15 kilomètres autour de l’établissement entre 18 heures  et 21 heures le week-end.

Grégory Niethen, patron de la Taverne à Saint-Pierre-du-Mont

Le couvre-feu à 18 heures est en vigueur pour 15 jours. 

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