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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu à Nancy : l'heure est beaucoup plus grave que par le passé explique le préfet

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Arnaud Cochet, détaille le couvre-feu à Nancy et dans tout le département. Restrictions de circulations mais aussi fermeture en journée des bars, des fêtes foraines et salons pour endiguer l'épidémie de Covid. L'heure est beaucoup plus grave que par le passé.

Le couvre-feu s'applique à Nancy et à tout le département.
Le couvre-feu s'applique à Nancy et à tout le département. © Radio France - Thierry colin

Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Arnaud Cochet, justifie les mesures drastiques prises à Nancy et en Meurthe-et-Moselle pour tenter de contenir l'épidémie de Coronavirus qui s'est accélérée ces derniers jours. "L'heure est beaucoup plus grave que par le passé", explique Arnaud Cochet. Il détaille le couvre-feu à Nancy et dans tout le département. Restrictions de circulations mais aussi fermeture en journée des bars, des fêtes foraines et salons pour endiguer l'épidémie de Covid. 

À lire aussi : Coronavirus : ce qu'il faut savoir sur les zones "d'alerte maximale"

L'heure est beaucoup plus grave que par le passé

Décréter un couvre-feu pour un préfet, ce n'est pas courant et pour une partie des jeunes à Nancy, la mesure passe mal, A Nancy, il y a 50 000 étudiants, ça peut être difficile à appliquer, vous vous y attendez ? 

Nous nous y attendions, bien sûr, puisque je l'avais dit la semaine dernière, c’était la préfiguration de ce qui pouvait arriver sur le département et la métropole. Nancy, qui est une grande métropole avait évidemment toutes les caractéristiques de ces endroits où le virus circule avec beaucoup de vigueur et avec une progression très forte. 

Ça veut dire plus de policiers dans les rues de Nancy pour faire respecter ce couvre-feu ? Parce que si ce couvre-feu était socialement accepté au printemps, c'est peut-être moins le cas aujourd'hui. 

Il faut comprendre aussi que, sans doute, l'appel à la responsabilité individuelle n'a pas été suffisamment entendu. J'entends dire effectivement que tout ça est très compliqué, mais si nous en sommes là, c'est que des débordements ont eu lieu plusieurs fois. On a plusieurs fois alerté sur la nécessité de réduire les rapports sociaux. 

Ce que nous souhaitons combattre, c'est les réunions de personnes dans lesquelles le port du masque n'est plus possible

Il y a encore énormément de clusters familiaux, de clusters dans le milieu étudiant et nous avons aussi des clusters dans le milieu sanitaire, en milieu hospitalier ou en EPAD. Et donc, il est impératif aujourd'hui de casser cette chaîne de contamination. La décision a été prise pour plus de 50 départements.

Vous allez devoir préciser le couvre-feu, faire preuve de pédagogie avec des dérogations pour prendre le train, aller au travail, se former et le retour aux attestations avec les premières amendes dès samedi soir ? 

Dès samedi soir probablement. Le couvre-feu prend effet samedi à minuit, dans la nuit de vendredi à samedi et la nuit sera coupée en deux. La seconde partie de la nuit sera l'application du couvre-feu. C'est le moment où on fera preuve de pédagogie. Bien évidemment, les mesures s'appliqueront. Il est nécessaire, de télécharger l'attestation de dérogatoire qui permet de circuler dans les motifs qui sont prévus par l'attestation. 

Dérogations

Les motifs sont très larges : tous les déplacements, pour des raisons professionnelles, pour des déplacements impérieux. Si votre train arrive à 23 heures, vous avez le droit de rejoindre votre domicile. Les policiers et les gendarmes feront preuve, là, de beaucoup de souplesse dans l'application. 

Ce que nous souhaitons combattre, c'est les réunions de personnes dans lesquelles le port du masque n'est plus possible et qui sont des vecteurs importants de développement de cette contamination. 

Pour bien préciser ces attestations sont à télécharger et à imprimer mais peuvent aussi se faire sur papier libre, à la main, c’est bien ça ?  

Chacun peut avoir une attestation papier qui liste les nombreux cas dans lesquels on peut se déplacer. Je le rappelle, un déplacement entre le domicile et le lieu d'exercice professionnel. Ce sont bien évidemment aussi les déplacements qui sont liés à des transferts et des déplacements entre les gares et les aéroports, ou des déplacements de longue distance, mais aussi des déplacements plus brefs et dans un rayon d'un kilomètre autour de votre domicile, dans une durée maximale d'une heure. Sortir votre chien si vous êtes seul, tout ça sera bien évidemment toléré, ainsi que les nombreux déplacements pour des motifs familiaux impérieux. 

Ce sont plutôt les rassemblements qui vont être dans la cible des contrôles que nous allons opérer. 

À lire aussi : Coronavirus : où et comment télécharger l’attestation de déplacement dans les zones de couvre-feu ?

Une mesure coercitive s'applique bien quand elle est bien comprise. Et pour les citoyens les plus curieux, le taux d'incidence, publié chaque jour n’est pas beaucoup plus élevé à Nancy qu’à Metz, ou en Moselle. Est-ce que vous comprenez que certains se posent des questions aujourd'hui ? 

L'annonce du premier ministre, hier, a fait suite à un conseil de défense ou les départements sont classés et basculent éventuellement dans l'application du couvre-feu. Donc, il est possible que la semaine prochaine, d'autres départements parmi ceux que vous avez cités puissent aussi basculer puisqu'ils sont très proches de notre taux d’incidence. 

Un taux d'incidence de 40 à 220 pour 100 000

Je rappelle aussi que dans le département, nous étions sur un taux d'incidence aux alentours de 50 pendant le mois de septembre et au 1er octobre, où on était sans doute à 70. On est passé à 150, le 15 octobre et on est aujourd’hui à près de près de 200 et près de 220 (sur 100 000) sur la métropole, avec un taux de positivité qui atteint presque 10. Donc, effectivement, on augmente beaucoup et très vite. Et c'est bien évidemment cette dynamique que nous souhaitons infléchir. 

On a parlé du couvre-feu en soirée mais aussi il y a aussi beaucoup de restrictions en journée : les bars, les piscines, les salles de sport. Partout : on ferme à nouveau ?

Oui pendant cette période du Couvre-feu et quel que soit l'horaire, les établissements débits de boissons seront fermés, les salles de jeux, les lieux d'exposition temporaires, les gymnases. Alors, on prend une dérogation pour permettre les activités scolaires et parascolaires, toutes celles qui sont la semaine prochaine prévues pour l'hébergement des enfants. Enfin, les centres de loisirs ou les accueils collectifs de mineurs sont bien évidemment maintenus. 

Les enfants risquent moins que les adultes. C'est quoi, la philosophie ? 

La philosophie c’est qu'il faut aussi que les enfants puissent être plus occupés et notamment, on souhaite maintenir l'activité scolaire et le corollaire, les activités qui sont autour de ces activités scolaires. Le sport scolaire, donc les gymnases pourront toujours accueillir des enfants et les piscines pourront accueillir les activités d'encadrement des scolaires. On sait que les jeunes enfants n'ont pas un taux d'incidence très, très élevé et au contraire, pour les jeunes, le taux d'incidence des 20-29 ans est de plus de 300 dans le département. 

On sait qu'il y a un cirque à Nancy, par exemple, la jauge va être diminuée. Ce n'est pas plus de 1 000 personnes. C'est bien ça pour les spectacles et pour les événements sportifs ? 

Oui, la jauge maxi est désormais de 1 000. Donc, à partir de samedi soir, toutes les activités de compétitions sportives. Je pense au basket ou au football club professionnel. Le cirque, évidemment, doit réduire sa jauge avec évidemment les protocoles sanitaires stricts qui sont mis en place. 

Des matchs décalés

Et une petite particularité, l'horaire du match doit être compatible avec le respect du couvre-feu et permet aux spectateurs de rentrer chez eux avant 21 heures. Si cet horaire n'est pas compatible pour des raisons éventuellement de retransmission télévisuelle ou autre, le match devra se tenir à huis clos. 

Et on l'a vu, par exemple pour le SLUC Nancy basket qui joue à 17 heures samedi soir : un horaire inhabituel. Certains acteurs de la vie culturelle vous ont demandé des dérogations pour aller au-delà de 21H, mais c’est un non ferme ? 

Les spectateurs doivent rentrer chez eux. Il n'y aura aucune dérogation. Vous l'avez compris, l'heure est beaucoup plus grave que par le passé. Nous avions été dans une pédagogie pendant les semaines passées. Ça n'a sans doute pas été suffisant avec l'évolution de l'épidémie. Je suis au regret de dire que les dérogations ne sont plus de mise.

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