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Indre : le passage au couvre-feu à 18 heures "va pénaliser les gens qui travaillent"

À partir du samedi 16 janvier, le département de l'Indre va à son tour passer en couvre-feu anticipé dès 18 heures. Une mesure étendue à toute la France et qui suscite de nombreuses réactions.

Le couvre-feu passe à 18h dans l'Indre dès le samedi 16 janvier (photo d'illustration)
Le couvre-feu passe à 18h dans l'Indre dès le samedi 16 janvier (photo d'illustration) © Radio France - Marie Maheux

Comme toute la France, l'Indre va passer en couvre-feu anticipé à 18 heures à partir du samedi 16 janvier. Une mesure déjà en vigueur dans le Cher depuis le 10 janvier. Le gouvernement justifie ce durcissement des règles par la circulation encore très active du Covid partout dans le pays. Mais c'est un énième coup dur pour l'activité économique. 

Les restaurateurs pénalisés une fois de plus

La vente à emporter n'est donc plus autorisée après 18 heures. C'est donc un coup d'arrêt pour la seule alternative des restaurateurs, fermés depuis le 30 octobre, pour limiter leurs pertes et poursuivre leur activité. "Les gens viennent à partir de 19 heures mais guère avant. Là, c'est foutu, vous ne vendez plus rien", se désole Christophe Meyer, patron du Cendrille, restaurant à Rosnay. "Les gens travaillent, il faut qu'ils rentrent avant 18 heures chez eux. Si vous partez de Châteauroux à 17h, ça fait 45 minutes de route minimum", explique-t-il.

C'est encore un bâton dans la roue"

La livraison à domicile reste autorisée. "Mais il faudrait que je recrute quelqu'un, que je le paye et donc que je creuse mes pertes. Je suis déjà à plus de 80% de pertes de chiffre d'affaires. Ce n'est pas en fermant à 18 heures que des petits commerces comme le mien vont pouvoir payer leur électricité ou leur gaz comme il faut", conclut Christophe Meyer, patron du Cendrille.

Des difficultés supplémentaires pour le monde rural

Tout comme le Cher, l'Indre est un département rural. "En zone rurale, je ne pense pas que cela ait un sens", estime Roland Caillaud, vice-président des maires ruraux de l'Indre, et maire de Pouligny-Saint-Pierre. Le taux d'incidence est malgré tout élevé dans nos deux départements berrichons. "C’est encore une mesure qui va pénaliser les gens qui travaillent. La population en hiver rentre assez tôt. Il n’y a pas d’apéro chez nous. On va pénaliser celui qui travaille et qui doit maintenant s’organiser pour rentrer tôt", regrette Roland Caillaud.

Le maire de Pouligny-Saint-Pierre évoque notamment les difficultés pour faire les courses en temps et en heure avec les fermetures des magasins à 18h. Il s'attend à des "concentrations plus importantes sur certains jours" qui semblent "plus risquées que l’étalement qu’on avait sur la semaine"

Enfin, il exprime son inquiétude pour les associations, quasiment en pause depuis un an. "Comment vont-elles redémarrer ? Dans nos communes, il y a beaucoup d’associations qui faisaient vivre aussi les commerces. On organisait un pot, un repas, une fête", conclut Roland Caillaud.

La Peep à Bourges satisfaite des annonces concernant l'école 

La fédération de parents d'élèves à Bourges voit d'un bon œil la volonté du gouvernement d'augmenter le nombre de dépistages réalisés en milieu scolaire. Ceux-ci devraient désormais concerner également les enfants. Caroline Theuil, présidente de la Peep à Bourges, juge la mesure utile : "les nouveaux variants du virus semblent plus dangereux pour eux" explique-t-elle. De manière générale, cette mère d'un collégien de troisième qui a souffert du premier confinement, estime que tout ce qui permet de continuer à accueillir les élèves en classe va dans le bon sens : "le fait de ne pas les y envoyer pose problème à la fois sur le plan éducatif et sur le plan psychologique"

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