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Covid-19 : à Châteauroux, des soignants qui "ne veulent plus y aller" en cas de seconde vague

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Par , France Bleu Berry

Les hôpitaux de l'Indre et du Cher se disent prêts à affronter une seconde vague du coronavirus cet automne, et à réactiver les services Covid en quelques heures. Mais l'humain ne suit pas. Les syndicats décrivent des soignants usés par la fatigue et le manque de considération.

L'entrée de l'hôpital de Châteauroux.
L'entrée de l'hôpital de Châteauroux. © Radio France - Marc Bertrand

"C'est simple, demain, s'il y a une deuxième vague, les soignants ne feront pas l'effort qui a été fait au printemps. Moi, j'ai des agents qui m'appellent pour savoir comment prendre une disponibilité, voire, comment démissionner". Karine Jouhanneau ne mâche pas ses mots. Aide-soignante, et déléguée CGT à l'hôpital de Châteauroux, la syndicaliste le dit, les soignants ne sont pas prêts à retourner au "front", en cas de deuxième vague du coronavirus cet automne.

Les hôpitaux prêts à réactiver leurs unités Covid-19

Les taux de contamination au coronavirus remontent, à Marseille, à Paris. Partout, les hôpitaux se préparent à un nouvel afflux de patients atteints de la Covid-19. Bourges, Châteauroux, Issoudun, Vierzon, en Berry tous les hôpitaux assurent qu'ils sont prêts à réactiver leurs unités Covid en seulement quelques heures. Ils sont aussi rassurés sur le matériel : surblouses, masques, qui ont tant manqué au printemps, sont en stock pour six semaines.

Moi, j'ai été volontaire pour le Covid. Eh bien cette fois, il ne faudra plus seulement une assignation de la direction pour me faire affronter ça. Il faudra que les flics viennent me chercher. Je viendrai. Mais je ne viendrai pas de moi-même.

Mais le problème aujourd'hui, ce n'est pas le matériel : c'est l'humain. Les soignants sont à bout de souffle. L'été n'a pas du tout suffi à récupérer de la crise du printemps. "Il y a des gens qui veulent quitter l'hôpital", assure Karine Jouhanneau. "On a vécu au printemps quelque chose de tellement prenant, les gens sont épuisés. Ils ont eu peur, et pourtant ils ont joué le jeu, personne n'a bronché. Aujourd'hui, ils ne veulent pas revivre ça". 

La prime du gouvernement reste en travers de la gorge

Le fait que de nombreux soignants mobilisés pendant la crise n'aient pas touché la prime du gouvernement en a désabusé beaucoup. "Je prends mon exemple", ajoute la syndicaliste. "Moi, j'ai été volontaire pour le Covid. Eh bien cette fois, il ne faudra plus seulement une assignation de la direction pour me faire affronter ça. Il faudra que les flics viennent me chercher. Je viendrai. Mais je ne viendrai pas de moi-même. Moi, et plein d'autres"

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