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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : "Dans nos communes, l'ambiance est un peu délétère" dit le président des maires ruraux de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les maires eux aussi sont en première ligne face à crise du Covid-19. Depuis plus un an, ils sont parfois la cible de la frustration de leurs administrés. "La crise pèse sur le moral de certains" reconnaît le président de l'association des maires ruraux de la Loire.

Depuis le début de la crise du Covid-19, les maires sont en première ligne.
Depuis le début de la crise du Covid-19, les maires sont en première ligne. © Maxppp - Guillaume Bonnefont.

Depuis un an et le début de la crise du Covid-19, ils sont en première ligne et ils recueillent les demandes mais aussi les frustrations de leurs administrés.  Parfois ça va plus loin, top loin même. Il y a 1300 agressions, menaces ou insultes contre des maires l'année dernière, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. C'est trois fois plus qu'en 2019. "Dans nos villages, le maire est une personne très au contact de sa population. Mais depuis un an, l'ambiance est un peu tendue, la crise pèse sur le moral de nos administrés", explique Marc Lapallus, maire de Cuinzier et président de l'association des maires ruraux dans la Loire depuis juillet 2020, qui était l'invité France Bleu Saint-Étienne Loire ce mardi.

RÉÉCOUTER - Marc Lapallus, président de l'association des maires ruraux dans la Loire

Ambiance délétère et "crêpage de chignon"

"On sent une énervement, la durée de cette crise pèse sur le moral de certains." En tant qu'élu, "il faut être de partout", raconte le maire. "Les gens ne demandent plus, ils exigent, et franchement l'ambiance est un peu délétère. Nous avons transféré la cantine dans la salle des fêtes, pour séparer les deux écoles et ne pas mélanger les élèves alors que ce n'était pas le cas avant la pandémie. Mais il y a des effets pervers, des tensions apparaissent entre les enfants des deux écoles. Ils se crêpent le chignon et il y a des petites guéguerres comme dans le temps."

Difficile de "faire le gendarme"

Pas simple non plus en tant qu'élu de faire respecter les règles imposées par le gouvernement et la préfecture, comme l'interdiction de se réunir dehors à plus de six. "Même si le maire a des pouvoirs de police, ce n'est pas la partie la plus agréable", confie Marc Lapallus. "C'est difficile quand vous avez un groupe de huit jeunes de 13 ou 14 ans d'aller faire le gendarme, on explique mais c'est délicat." D'où la nécessité de former les maires à gérer les altercations avec leurs administrés, à minima leur donner des conseils, comme le fait d'ailleurs la gendarmerie de la Loire. "Je pense que c'est une bonne chose, on a besoin de conseils dans cette période difficile, c'est important d'être soutenu."

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