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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : détourner les panneaux publicitaires ou comment militer en respectant les gestes barrières

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Par , France Bleu Bourgogne

Vous en croisez tous les jours dans la rue : des affiches ! Ça permet d'interpeller les passants, surtout en ce moment comme il est compliqué de se rassembler pour manifester. De la campagne d'affichage éthique au détournement de panneaux publicitaires, on fait le tour des initiatives à Dijon.

Militer via des campagnes d'affichage, une méthode respectueuse des gestes barrière
Militer via des campagnes d'affichage, une méthode respectueuse des gestes barrière © Radio France - Olivia Cohen

Vous en croisez tous les jours dans la rue sans forcément y faire attention : les affiches et autres campagnes publicitaires ! En ces temps de pandémie où les manifestations sont compliquées à organiser, elles permettent d'interpeller les passants. Par exemple, avec cette campagne lancée par des salariés d'EDF : ils se mobilisent contre le projet Hercule, qui vise à scinder en trois le géant de l'énergie, un projet qu'ils qualifient de "démantèlement d'un service public".

Pour interpeller l'opinion faute de manifestation, ils s'adaptent au contexte sanitaire et innovent. Ils lancent une campagne d'affichage, c'est vraiment une initiative des salariés et une forme de mobilisation inédite. David Claves, délégué syndical CGT chez Enedis, filiale d'EDF, explique que cette campagne a été financée par le CSE d'EDF, c'est-à-dire l'instance représentative du personnel : "Le CSE a des budgets qui peuvent servir à différentes choses mais là une partie de ce budget a été alloué à cette campagne et puis, en plus, la crise sanitaire nous a obligés à évoluer pour communiquer." 

Dans cette campagne, une affiche choc : un jeune garçon aux yeux bleus qui interpelle le passant, le tout accompagné de slogans appelant à défendre l'énergie comme un service public... C'est plutôt efficace ! 

Campagne d'affichage lancée par des salariés d'EDF
Campagne d'affichage lancée par des salariés d'EDF - Capture d'écran

Publicités masquées

Autre moyen de mobilisation : on reste dans le visuel. Quand les publicités à but commercial, pour vendre un rouge à lèvres ou une voiture, sont masquées. Il y a des associations qui militent pour leur retrait car elles poussent à la surconsommation et polluent. C'est le cas de l'association "Les Amis de la terre Côte-d'Or". Son président Stéphane Dupas a écrit au maire de Dijon à ce sujet. 

Faute de réponse, l'association se propose de réaménager le mobilier urbain par elle-même, c'est-à-dire de masquer ces pubs mais attention, il y a certaines règles à respecter : "Dès qu'on ouvre un panneau publicitaire, c'est-à-dire qu'on utilise une clé spéciale pour ouvrir le panneau et retirer la pub dedans, on entre dans l'espace public et c'est illégal. On ne tague pas, on ne rentre pas, en revanche, on peut utiliser du ruban adhésif, ça c'est légal !" 

Rebaptiser une station de tram

Un collectif a même été jusqu'à rebaptiser une station de tram à Dijon. Ce sont des militants écologistes, appelés "Les Amis des jardins de l'engrenage", qui ont investi cette friche le 17 juin dernier pour empêcher un projet immobilier avenue de Langres. 

Pour faire réagir, ils ont rebaptisé la station de tram "Nation" en station "Engrenage". Une méthode ludique qui a fait mouche, raconte Claire, membre des "Amis des jardins de l'engrenage" : "Le choix a été fait de passer par un mode de communication qui permette de toucher les gens sans avoir d'échange en direct, la station est fréquentée par des travailleurs et des lycéens et pour nous, c'était un moyen de toucher beaucoup de monde." 

Malgré la sympathie du public, faire le buzz et communiquer de cette façon ne protège par des procédures judiciaires : "Les Amis des jardins de l'engrenage" sont toujours menacés d'expulsion. La prochaine échéance dans cette affaire, c'est le 19 mars. Le tribunal de Dijon, saisi par la mairie, rendra sa décision.

Choix de la station

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