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Coronavirus en Bretagne : comment sont répartis les vaccins dans la région ?

La campagne de vaccination contre le Covid-19 va connaître un nouveau coup d'accélération dans les prochaines semaines en France. La Bretagne a commencé les premières injections au début du mois de janvier. Rencontre avec ceux qui sont au commande pour gérer au mieux la répartition des vaccins.

Marie Brouxel est la logisticienne qui gère les approvisionnements en vaccins.
Marie Brouxel est la logisticienne qui gère les approvisionnements en vaccins. © Radio France - Benjamin Fontaine

Dix millions de Français vaccinés à la mi-avril. Le gouvernement accélère la marche. Depuis ce vendredi 5 mars les pharmacies peuvent désormais vacciner contre le Covid-19 et ce week-end les injections ont été plus nombreuses que le week-end dernier grâce à l'ouverture de nouveaux centres.

La Bretagne dans le TOP 4 des régions les mieux couvertes

En Bretagne, plus de 6% de la population a reçu sa première dose selon les données communiquées samedi 6 mars. La région figure dans le top 4 des régions qui ont la meilleure couverture vaccinale. L'agence régionale de santé pilote les opérations. Deux salariés sont aux commandes : un pharmacien et une logisticienne embauchée spécialement pour la campagne de vaccination.

Trois circuits de distribution des vaccins sont organisés. Le premier flux baptisé "flux A" alimente les 380 ehpad bretons en doses Pfizer. La logistique est lourde, ce vaccin doit être conservé à -80°C. Une fois décongelé, le flacon doit être conservé entre 2°C et 8°C et être utilisé dans les cinq jours. "Dans 15 jours, tous les ehpad de la région auront réalisé les deux injections", explique Patrick Zamparutti. "Le Morbihan va passer sa dernière commande, mais nous pouvons déjà affirmer que 94% des résidents bretons et 50% des soignants sont vaccinés contre le Covid dans la région." Des chiffres supérieurs aux moyennes nationales.

Gérer les aléas du quotidien

La gestion de ces vaccins n'a pas été une sinécure pour Marie Brouxel. La jeune femme, titulaire d'un master en logistique avait déjà géré des stocks alimentaires et de sous-vêtements, mais pour les vaccins "c'est une grande première !"  Les établissements pour personnes âgées ont fait remonter leurs besoins et les livraisons ont été réalisées dans des pharmacies. "Mais il y a toujours des aléas. Des vaccins qui manquent, du personnel qui ne peut pas venir alors que les vaccins sont prêts, etc.  Tous les jours il faut gérer des petits problèmes et surtout éviter de perdre des doses, aussi précieuses que de l'or !" sourit la logisticienne.

"Nous avons connu le cas d'une pharmacie qui a subi une panne de courant, elle a perdu toutes les doses mises au froid, sauf que l'ehpad avait convoqué du personnel pour vacciner et qu'il fallait fournir des vaccins. C'était une course contre-la-montre." Marie est seule pour faire face à ces imprévus, mais elle garde son sang froid. 

Une gestion équitable des doses par département

Le "flux B" permet lui de fournir les centres de vaccinations ou les établissements pour personnes handicapées. "Chaque semaine, Santé publique France envoie un tableau avec les dotations par région en fonction de la population concernée. La Bretagne représente 5,5% des personnes de plus de 75 ans et nous recevons 5% des doses. A nous de faire au mieux," dit le pharmacien Patrick Zamparutti. 

"Les doses arrivent tous les mardis et sont placées dans les congélateurs des établissements hospitaliers de référence. Nous allouons tout ce que nous avons en fonction des bassins de population." Un dialogue a dû être entamé avec les collectivités pour installer les centres et identifier les personnes éligibles. "Toutes les semaines nous avons des discussions avec les élus pour faire le point sur les possibilités et savoir comment augmenter l'allocation des doses en fonction de la place et du personnel disponible," explique Marion Deborne, conseillère santé pour l'ARS en Ille-et-Vilaine.

Enfin, un autre circuit alimente les pharmacies en doses AstraZeneca afin de les redistribuer aux médecins de ville ou assurer une vaccination en officine. Les pharmaciens passent directement leurs commandes auprès des autorités afin de recevoir les vaccins demandés.

Anticiper la reprise de la vie culturelle et sportive

Un nouveau défi va rapidement se présenter aux équipes de l'agence régionale de santé : trouver de nouveaux lieux de vaccination lorsque celle-ci sera ouverte à tous. Quand la vie culturelle et sportive reprendra, il faudra aussi envisager de fermer certains centres établis dans des salles de spectacle ou des salles de sports. 

La salle du Liberté à Rennes, qui représente 2.200 injections pas semaine, devra sûrement fermer pour reprendre son activités habituelle. "Pour le moment ce n'est pas un sujet mais nous sommes vigilants et des plans B sont déjà envisagés," confie Marion Deborne.

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