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Covid-19 : les 2 étudiants contaminés de l'UPJV en bonne santé, "ils ont beaucoup de pression sur les épaules"

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Par , France Bleu Picardie

Deux des cas confirmés de coronavirus dans la Somme concernent des étudiants de l'UFR de pharmacie de l'Université de Picardie à Amiens. Ils sont confinés chez eux et en bonne santé. La médecin directrice du service de santé universitaire prend régulièrement de leurs nouvelles.

L'UFR de pharmacie, dans le centre-ville d'Amiens ce lundi 9 mars.
L'UFR de pharmacie, dans le centre-ville d'Amiens ce lundi 9 mars. © Radio France - Marc Bertrand

Deux cas confirmés jusqu'à présent à l'Université de Picardie Jules Verne sur son campus d'Amiens. Sans doute, bientôt davantage. Depuis vendredi, et l'annonce d'un premier cas à la fac par la préfecture de la Somme, le sujet du coronavirus inquiète certains étudiants amiénois de l'UPJV. Pourtant, aucune mesure de fermeture n'a été décidé jusqu'à présent sur le campus d'Amiens. 

Selon la direction de l'université, il n'y en a pas besoin parce que les deux étudiants en question ont fait preuve d'un "très grand sérieux", assure Delphine Guérin, médecin et directrice du service de santé universitaire de l'université. Tous deux étudiants à l'UFR de pharmacie, ils revenaient de l'Oise, plus précisément des "clusters", ces neufs communes qui regroupent un grand nombre de cas de contamination. 

"Un des deux étudiants n'a pas mis les pieds à l'UPJV"

"Un des deux étudiants n'a même pas mis les pieds à l'UPJV, en reconnaissant les premiers symptômes, et il a eu les bons réflexes : appeler le 15, nous contacter, et nous lui avons demandé de se confiner chez lui", explique Delphine Guérin. D'où le quiproquo entre l'université, qui annonçait dès samedi deux cas de contamination, et la préfecture, qui n'en annonçait qu'un : l'étudiant isarien n'a pas mis les pieds sur le campus et ne serait donc pas comptabilisé dans les chiffres des malades samariens.

Gaëtan et Théo*, étudiants en deuxième année à l'UFR de pharmacie, sont des camarades de promotion du jeune homme : "Il a posté un message sur le groupe de promo, pour dire qu'il avait été testé positif, mais il s'est mis en quarantaine chez lui, et il n'a quasiment rien eu : jusqu'à 38,2°C de fièvre et des courbatures, mais c'est tout". "Je prends régulièrement des nouvelles", affime Delphine Guérin : "Ce n'est pas évident d'être en confinement 14 jours, ni d'être étiqueté comme l'étudiant positif. Il y a beaucoup de pression à être identifié comme l'étudiant responsable de la psychose à l'UFR de pharmacie..."

L'ARS ? "Ils sont très occupés..."

C'est plus compliqué pour l'autre cas, une étudiante de 21 ans, domiciliée à Amiens testée positive alors qu'elle revenait de la zone de "cluster" de l'Oise : "Dans son cas, il n'est pas impossible qu'elle ait été présente au sein de l'UFR de pharmacie", donc en cours, avance prudemment Delphine Guérin. La préfecture, elle assure que l'étudiante a bien assisté à un TD. "Mais c'est l'ARS qui mène son enquête pour trouver éventuellement des cas contacts, et ils sont très occupés en ce moment", ajoute la médecin de l'université. 

Selon la médecin, les informations sont dures à obtenir, même pour l'université. Si "cas contacts" il y a, elle pourrait décider de restreindre les accès aux campus. "Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les cours ont été suspendus à la fac de Beauvais alors qu'il n'y a pas de cas à Beauvais, et qu'ici on n'a pas fermé l'UFR", s'interroge l'un des camarade de promotion d'un des malades : "Surtout qu'il y a des gens qui sont rentrés ce weekend dans l'Oise, et dans les cluster de l'Oise, et qui reviennent en cours. Et il n'y a aucune surveillance, donc tout le monde rentre"

800 étudiants confinés chez eux

Autrement dit, des étudiants dans la même situation que ceux qui ont été testés positifs. Pas ou peu malades, ils ne vont pas forcément se confiner. Ni se faire dépister. Ni même prendre des précautions pour effectuer les "gestes barrières" pour ne pas contaminer les autres. C'est justement ce type de profil, qui inquiète Delphine Guérin : "Si on a des étudiants qui sortent des cluster pour venir sur les campus, là c'est inquiétant. Car les jeunes étudiants sont très peu symptomatiques dans le cas du covid-19, ils pourraient contaminer les plus âgés sans s'en rendre compte"

800 étudiants de l'UPJV sont actuellement confinés chez eux, dont environ 400 étudiants de l'IUT de Creil, et une grande majorité d'autres qui vivent dans les "cluster" et ont été appelés à ne pas se rendre à l'université. Mais combien sont-ils à ne pas respecter les règles et à aller quand même en cours ? Ca, l'université ne le sait pas vraiment.

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