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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : un médecin d'un centre itinérant de Touraine refuse de vacciner des adolescents, une mère s'indigne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Alors qu'un vaccibus affrété par la préfecture parcours l'Indre-et-Loire depuis quelques jours, plusieurs adolescents se sont vus refuser la vaccination par un médecin, à Bléré. La mère de l'un des adolescents s'est insurgée lundi. Le lendemain, préfecture et ARS ont rectifié le tir.

La vaccination est ouverte pour les adolescents à partir de 12 ans (photo d'illustration)
La vaccination est ouverte pour les adolescents à partir de 12 ans (photo d'illustration) © Maxppp - Frantz Bouton

Mauvaise surprise pour cette mère de famille tourangelle qui cherchait depuis plusieurs jours un créneau pour sa fille de 13 ans. Voulant profiter du centre de vaccination itinérant de passage à Bléré, elle pensait pouvoir faire vacciner sa fille. C'était sans compter sur l'avis du médecin généraliste qui pilotait le centre. Après quelques heures d'incertitude, la préfecture et l'Agence régionale de santé ont admis un défaut d'information.

Retour sur ces quelques heures de flottement entre samedi et mardi

"Mon mari a emmené ma fille" raconte Sophie. "Ils ont fait quatre heures de queue. Au bout de ces quatre heures, le médecin a refusé de la vacciner sous prétexte qu'elle avait moins de 16 ans. Il trouvait que les études pour les moins de 16 ans n'étaient pas bien faites et a dit que plus tard on le remercierait. Le pompier présent à côté a bien fait comprendre à mon mari que cela ne servait à rien de s'énerver car le médecin ne changerait pas d'avis, qu'il avait déjà fait ça plusieurs fois le matin.

Sophie précise qu'elle avait bien rempli les documents nécessaires [une attestation obligatoire si l'un des deux parents n'est pas présent sur place, ndlr] et que sa fille ne fait pas l'objet de contre-indications vaccinales. "Que ce médecin fasse ce qu'il veut dans son cabinet, pas de problème, mais là il est dans un camion de pompier affrété par la préfecture... je ne comprends pas" ajoute Sophie. Interrogé ce lundi, le maire de Bléré a confirmé ces refus observés, "une petite dizaine" selon lui, jugeant la situation "regrettable" alors que la vaccination avait bien fonctionné (175 personnes vaccinées).

Si c'est prouvé, procédure ordinale il y aura - Dr Géniès, vice-président du Conseil de l'ordre des médecins d'Indre-et-Loire

"Oui, ça m'interpelle a réagit Christophe Géniès, le vice-président du Conseil de l'ordre des médecins d'Indre-et-Loire. Il y a toujours des réfractaires, même des médecins réfractaires à la vaccination, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Le médecin est seul maître à bord, c'est lui qui prend la décision de vacciner ou pas sur des arguments médicaux. Mais là, s'il n'y a pas d'arguments probants, c'est contraire aux données prouvées de la science et c'est contraire à la déontologie médicale. Si c'est prouvé, procédure ordinale il y aura." Pour cela, une plainte doit être adressée au Conseil de l'Ordre. 

Suite à cet article publié ce lundi soir, Sophie nous précise qu'elle a été contactée. Un rendez-vous lui a été proposé pour la vaccination de sa fille. 

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