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Dossier : Avoir 20 ans en 2021

Avoir 20 ans en 2021 : soupirs, galères, doutes et espoir en Creuse !

Journée spéciale "avoir 20 ans en 2021" sur France Bleu ce mercredi. Ce sont les premiers enfants du XXIe siècle, nés au tournant du millénaire. Ils entrent dans la vingtaine pendant une période troublée. Un monde incertain dans lequel il faut malgré tout grandir.

A la fin de l'année universitaire, Léo, Chloé et Thomas quitteront la cité scolaire de la Souterraine, leur diplôme de design en poche.
A la fin de l'année universitaire, Léo, Chloé et Thomas quitteront la cité scolaire de la Souterraine, leur diplôme de design en poche. © Radio France - Matthieu Le Meur

France Bleu vous propose une journée spéciale ce mercredi autour de la jeunesse et des problématiques suscitées par le coronavirus. Nous avons rencontré des jeunes Creusois de tous les horizons : étudiants en design de La Souterraine, mineurs déscolarisés et jeunes majeurs qui cherchent du travail. Tous nous ont raconté leurs inquiétudes et leurs espoirs.

"On avait juste envie d'être posé là et de ne rien faire"

Au début, Manon avait commencé 2020 pleine d'enthousiasme. Mais cette étudiante en design à La Souterraine a été stoppée net dans son élan : "Vers la fin du premier confinement, il y a eu ce moment où on avait juste envie d'arrêter les cours, alors qu'on avait de la visio, mais on avait juste envie d'être posé là et de ne rien faire."

"Beaucoup d'abandon dans nos classes"

L'été passe, et en septembre Manon reprend le chemin des cours avec ses camarades. Etudiants dans un lycée, la cité scolaire Raymond-Loewy, ils ont la chance de pouvoir se passer de cours en distanciel. Depuis ils s'accrochent, et Thomas en a conscience, ils font partie des plus chanceux : "il y a eu beaucoup d'abandon dans nos classes, c'était surtout une remise en question personnelle." Les premiers touchés par l'enseignement en distanciel ont été les décrocheurs et le décrocheuses.

"Le virus nous a coupé l'herbe sous le pied"

Pour celles et ceux qui continuent d'aller en cours tant bien que mal, ça n'est pas tous les jours facile non plus. Compliqué de préparer sa vie active, quand on attend son diplôme à la fin de l'année universitaire. Ils sont plein de doutes, mais pas inconscients. Et ils le savent bien, leur vie, leur début de carrière, tout ça sera bien différent de ce qu'ont vécu leurs parents. Léo en a même fait le sujet de son mémoire : "Notre ouverture, grâce à Internet, c'était de se dire qu'on peut faire 15 métiers dans une vie, 15 formations et explorer le monde, et ce qui nous a coupé l'herbe sous le pied c'est le virus et les mesures qui ont été prises."

"Pas à pas on va trouver les solutions, j'en suis persuadée"

Etudiants en design, ils se destinent aux métiers de l'artisanat, de la culture. Dans ces secteurs particulièrement, les perspectives d'avenir sont très floues. Mais pas question de céder à la morosité ambiante. "C'est vrai que même si tout ce qui se passe en ce moment c'est très compliqué, il y a toujours moyen que ça aille un peu mieux, insiste Manon. Pas à pas on va trouver les solutions, j'en suis persuadée."

"On n'arrive pas à se projeter dans l'avenir"

Pour Linda, 23 ans, l'avenir est plein de doutes. Cette jeune maman de deux enfants de trois et dix ans n'a plus de travail depuis quatre mois. Elle a du mal à décrocher des entretiens à cause du coronavirus : "Certaines formations sont ouvertes, d'autres non. Avant je déposais mon CV en main propre aux employeurs, ils voyaient ma motivation, là on est bloqués aux portes, tout passe par internet, ça déprime, on n'arrive pas à se projeter."

"On a tout le temps envie de manger"

Anlimou, 23 ans, est suivi à la mission locale de Guéret, comme Linda. Il soupire en pensant à sa vie sociale sur pause : "On avait l'habitude de voir nos amis le soir, là on reste à la maison, on a tout le temps envie de manger, ça me déprime de rester à regarder la télé ou ne rien faire." Andréa et Eva, deux jeunes Creusoises de 17 ans déscolarisées, trouvent elles aussi le temps long : "C'est très pesant, on ne peut plus voir les copains et la famille. On s'ennuie. Mais j'ai foi en l'avenir, ce n'est qu'une crise, on va en sortir plus fort."

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