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Société

Creuse : les agriculteurs bio vont manifester à Limoges pour réclamer le paiement de leurs aides

mardi 11 septembre 2018 à 20:11 Par Camille André, France Bleu Creuse

Des délégations d'agriculteurs bio issues des 12 départements de la région Nouvelle-Aquitaine vont manifester ce mercredi 12 septembre à Limoges, pour réclamer le versement de la totalité des aides Pac de 2016 et 2017.

Les agriculteurs sont attendus à 11h devant l'agence de services et de paiement (ASP) de Limoges. (image d'illustration)
Les agriculteurs sont attendus à 11h devant l'agence de services et de paiement (ASP) de Limoges. (image d'illustration) © Maxppp - Philippe Renault

Creuse, France

Des agriculteurs bio creusois vont manifester à Limoges ce mercredi matin. Ils doivent rejoindre des délégations issues des onze autres départements de la région Nouvelle Aquitaine, pour protester contre le retard chronique de leurs aides. Actuellement les agriculteurs bio attendent toujours le paiement de près de la moitié des subventions de 2016 et de 2017. Ils se sont donc donnés rendez-vous à 11h, devant l'agence de services et de paiement (ASP), chargée du versement des aides de la PAC.

Pour marquer les esprits ils comptent déposer le bilan de "la ferme bio régionale".  Ce geste symbolique vise à représenter les difficultés rencontrées par de nombreuses exploitations creusoises suite au retard du paiement de ces aides. 

Le retard de ces aides engendre de gros trous dans les trésoreries

D'après les organisateurs de cette manifestation, de nombreuses exploitations agricoles bio seraient au bord du dépôt de bilan. Trois types d'aides sont concernés par ces retards de paiements: tout d'abord les aides à la conversion, qui concernent les agriculteurs qui sont en train de passer à un mode de production biologique. Ensuite les aides au maintien, qui sont destinées à tous les agriculteurs qui pratiquent l'agriculture biologique. Et enfin les Mesures Agri-Environnementales, qui permettent de rémunérer les agriculteurs qui s'engagent volontairement à préserver l'environnement et à entretenir l'espace rural.

En juin, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, s’était engagé à rattraper avant la fin de l’année le retard accumulé dans le versement de ces indemnités, mais le paiement ne semble pas aller aussi vite que prévu. 

"Les aides sont vraiment très importantes pour une exploitation agricole. Sans les aides il n'y a plus de revenu", rappelle, Pierre Chartron, co-président du Groupement des agriculteurs bio de la Creuse (GAB 23) . D'après ses calculs, sur une ferme de 100 hectares qui pratique l'élevage et la culture de céréales destinées à la vente ou à l'alimentation des bêtes, l'aide s'élèverait à 10 000 euros par an. Les éleveurs n'en ont touché que la moitié en 2016 et 2017. 

Plus dur encore pour les jeunes agriculteurs

"Souvent les jeunes ont une trésorerie beaucoup plus tendue et là ça peut-être dramatique", explique Pierre Chartron. Au cours de cette manifestation, les agriculteurs comptent donc demander le paiement immédiat de ces aides. Ils souhaitent aussi évoquer l'avenir. Avec la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) qui se profile en 2020, les agriculteurs craignent la suppression d'une de leurs aides : l'aide au maintien. "Sans cette aide les paysans bio sont moins subventionnés que les paysans conventionnels. Je pense que ce serait incompréhensible pour les Français", estime Pierre Chartron. 

Les Français se tournent en effet de plus en plus vers les produits bio. Le marché a progressé de 17% en 2017, selon l'Agence Bio. Il pèse aujourd'hui plus de 8 milliards d'euros.