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Cris, musique, déchets... les habitant du boulevard Franck Pilatte lancent des pétitions contre ces nuisances

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Par , France Bleu Azur

Les riverains du boulevard Franck Pilatte ont lancé deux pétitions pour dénoncer les nuisances qu'ils subissent quotidiennement, le soir et la nuit. Ils racontent que des jeunes se retrouvent pour faire la fête sans respecter le voisinage : cris,musique, déchets au sol ...

Boulevard Franck Pilatte près du port à Nice, vue sur les rochers en bord de mer (septembre 2018).
Boulevard Franck Pilatte près du port à Nice, vue sur les rochers en bord de mer (septembre 2018). © Radio France - Violaine Ill

Des cris, un va-et-vient de voitures, de la musique à fond, des chants ... quasiment tous les soirs et toutes les nuits sur le boulevard Franck Pilatte, à l'est du port de Nice. "Insupportable, invivable", pour les riverains. "A partir de 17 heures, des jeunes, des garçons et des filles aussi qui ont entre 15 et 20 ans, s'installent sur les bancs du boulevard, ils boivent des bières, ils chantent, ils se disputent, parlent fort, sans se soucier des autres. En plus ils sont vulgaires", raconte Jacqueline Ayache, la vice-présidente du comité de défense du quartier du port, où on la surnomme "la présidente".   

C'est in-te-na-ble ! ON N'EN PEUT PLUS ! 

Devant le restaurant 'La Réserve', elle croise Monique, qui habite près du parc Vigier. Et il suffit à Jacqueline Ayache d'évoquer "la nuisance des bancs" pour que celle-ci s'agace : "C'est in-te-na-ble ! ON N'EN PEUT PLUS !". Michel un autre habitant du boulevard Franck Pilatte abonde dans son sens. Selon lui, la vie dans le quartier se dégrade encore plus depuis mai dernier. "Dès qu'il y a eu le déconfinement, il y a tout un tas de jeunes 'une faune', qu'on ne voyait pas avant et qui vient maintenant. Et on retrouve plein de détritus sur la plage, des bouteilles cassées, c'est horrible". 

Une pétition contre les nuisances du boulevard Franck Pilatte 

Face à ce problème Gilberte a écrit au maire de Nice, au préfet, au directeur de la police municipale, au député Eric Ciotti. Elle a également lancé une pétition. Elle a recueilli 250 signatures. "Les habitants de ma résidence sont énervés, en fait il y a du mécontentement dans tous les immeubles du boulevard Franck Pilatte". 

Les habitants font face à ces nuisances tous les étés, mais selon elle c'est pire cette année : "Je ne sais pas si c'est le fait d'être resté deux ou trois mois enfermés mais alors là ils sont complètement invivables. Ils jouent au football au milieu de la nuit, ils font des rodéos avec leur moto, j'aime écouter le bruit des vagues mais ce n'est plus possible. Je dois fermer mes fenêtres à cause de leur musique".  

Gilberte tient à préciser qu'il ne s'agit d'interdire à ces jeunes de profiter des plages, du port. "C'est une année peut-être particulière. Ces pauvres jeunes ne vont pas faire l'école à la maison seuls, s'ils n'y a pas d'école ils se promènent. Il fait beau, ils viennent, ils font les imbéciles, ils pêchent, ils sautent ... On ne peut pas interdire aux gens de vivre le jour. Ensuite, il y a des individus qui viennent vers 20 heures. Ils s'installent, ils rigolent.. Encore une fois jusqu'à onze heures du soir c'est normal, les gens vivent. Le bord de mer est à tout le monde".  

Ils provoquent, ils mettent leur musique à fond, si vous dites quelques chose vous vous faîtes insulter...

En revanche, difficile de rester indulgente après 23 heures. "Les jeunes boivent, les canettes traînent par terre et quand les restaurants ferment, à 1 heure du matin. Il y a des arrivages différents. Ils provoquent, ils mettent leur musique à fond, si vous dîtes quelques chose (quand ils vous entendent) vous vous faîtes insulter, il y a peut-être quelques trafics, ce n'est pas à moi d'aller voir, je ne fais pas la police. En revanche, je voudrais dormir". 

Il y a quelques patrouilles mais ça ne suffit pas. Je comprends qu'ils soient plus occupés avec la promenade des Anglais mais nous aussi nous avons besoin de surveillance 

Gilberte craint qu'un de ses voisins finisse par exprimer sa colère avec violence. D'ailleurs les habitants du quartier contactent régulièrement la police municipale. "On le signale mais peu de réponses. Il y a quelques patrouilles mais ça ne suffit pas. Je comprends qu'ils soient plus occupés avec la promenade des Anglais mais nous aussi nous avons besoin de surveillance", regrette Jacqueline Ayache. 

La vice-présidente du comité de quartier du port continue d'appeler pour laisser une preuve. Gilberte quant à elle a décidé de filmer parfois ces jeunes qui l'empêchent de dormir. "Parce que quand ils voient arriver la police, ils partent ou alors ils éteignent la musique. Donc les policiers ne peuvent pas faire grand chose..." explique-t-elle. 

Gilberte envisage de déménager. "J'ai travaillé 50 ans pour vivre ici et j'en arrive à renoncer à un rêve parce qu'il y a du bruit la nuit ..."

Plusieurs riverains ont été reçus à la mairie de Nice, ils devraient s'entretenir prochainement avec le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

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