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Société

Crise agricole : les agricultrices creusoises veulent faire entendre leur voix

jeudi 13 août 2015 à 10:57 France Bleu Creuse

Depuis le début de l'été, les manifestations d'agriculteurs se multiplient en Creuse et partout en France pour protester contre des prix de vente trop bas. Mercredi, à Guéret, les agricultrices creusoises ont décidé de se rassembler pour faire entendre leur voix dans cette crise. La Creuse est l'un des départements qui comptent la plus grande proportion d'agricultrices.

Les agricultrices étaient une centaine au Mans
Les agricultrices étaient une centaine au Mans © Radio France - (photo Marion Fersing)

Une délégation d'agricultrices creusoises a été reçue par le préfet mercredi matin à Guéret. Elles aussi sont touchées de plein fouet par la crise qui secoue le monde agricole depuis le début de l'été. En Creuse, un agriculteur sur trois est une femme, soit 30% de plus que la moyenne nationale.

La crise impacte leur vie de famille

Les agricultrices rassemblées mercredi ont exposé leur problème au préfet. La crise impacte directement leur vie de famille assurent-elle. "Quand on n'a plus de trésorerie et qu'on ne peut plus rembourser nos prêts, ça crée un climat familial de tension. On se demande comment on va payer les études de nos enfant, " explique Pascale Durudaud, agricultrice depuis 26 ans à Aulon, en Gaec (Groupement agricole d'exploitation en commun) avec son mari et son fils.

Pascale Durudaud, agricultrice depuis 26 ans à Aulon

250 euros d'aide par exploitation

Le préfet a promis mercredi aux agricultrices de les revoir au mois de septembre, pour leur expliquer les modalités du plan d'urgence proposé par le gouvernement. Elles assurent déjà que ce plan est insuffisant et n'"aura pour effet que celui d'annonce ". L'enveloppe pour les agriculteurs limousins serait de 3 millions d'euros, soit environ 250 euros seulement par exploitation, selon leur calcul.

Les circuits court pour survivre

Dans ce contexte de crise, la FDSEA de la Creuse organisait mercredi soir un marché nocturne à Guéret. Une trentaine d'éleveurs rassemblés sur les bords de l'étang de Courtille, pour vanter notamment les circuits courts. La vente directe permet selon ces éleveurs d'assurer un revenu convenable et serait donc une alternative crédible au moment où la grande distribution tarde à augmenter ses prix d'achat.

Les circuits courts en Creuse : le reportage de Fabien Arnet

La grande distribution s'affiche aux côtés des agriculteurs!

Détail surprenant, le marché nocturne de Guéret était sponsorisé par deux enseignes de la grande distribution, cibles favorites des agriculteurs depuis le début de l'été. Le logo des deux enseignes étaient parfaitement visible aux côtés des stands des éleveurs. Mais la FDSEA assume et assure que ces deux enseignes font travailler les éleveurs creusois. "C'est surtout la fillière bovine qui est en guerre contre la grande distribution. Nous on produit et on vend en direct, donc on est moins touché," justifie Didier Chicaud, président de la section "diversification" de la FDSEA

Didier Chicaud, président de la filière "diversification" de la FDSEA de la Creuse

 

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