Société

Crise des déchets en Corse, réunion d'urgence à Corte

Par Patrick Rossi, France Bleu RCFM jeudi 24 septembre 2015 à 7:59 Mis à jour le jeudi 24 septembre 2015 à 9:21

Fermeture du site de déchets de Prunelli
Fermeture du site de déchets de Prunelli © Radio France

Quelles solutions pour sortir de la crise? C'est ce jeudi 24 septembre que devraient être prises des décisions. Les centres d'enfouissement de Prunelli di Fium'Orbu, Vico et Viggianello fermés, le SYVADEC reprend les choses en main pour sortir par le haut de cette problématique des déchets.

La problématique du traitement des déchets ménagers encore et toujours au cœur des préoccupations des insulaires. Une crise qui conduit le SYVADEC à l’organisation d’une table ronde ce jeudi 24 septembre à Corte.

Centres d'enfouissement des déchets et quais de transfert  fermés, collectes suspendues un peu partout, la Corse s'enfonce toujours plus dans la crise des déchets et le Syvadec, sollicité de toutes parts, a repris l'initiative.

Le syndicat de valorisation des déchets estime que le rétropédalage de Ségolène Royal sur l'amendement à la loi littoral est  à l'origine du blocage complet des centres de stockage. Ce matin, il convie toutes les parties prenantes, l’Etat, la Collectivité Territoriale de Corse, les élus membres de son bureau, et les représentants des trois collectifs locaux, à une table ronde à Corte.

François Tatti, le président du SYVADEC - Radio France
François Tatti, le président du SYVADEC © Radio France - Michèle Castellani

François Tatti, le président du SYVADEC, explique « avoir pris beaucoup de contacts depuis que nous avons bien compris que ce revirement serait définitif.  J’ai travaillé avec des collègues. Nous avons instruit d’autres propositions qui seront présentées au cours de cette table ronde. L’objectif est de faire des propositions pour que la Corse soit débloquée sans délai. Parce qu’il ne serait pas acceptable qu’une situation à la napolitaine s’installe dans notre territoire. Nous ne le permettrons pas. Et nous allons examiner, ensemble, les solutions de sortie de cette crise. Elles ne seront pas indolores. Elles seront les seules solutions qu’il nous reste désormais. Et elles feront appel à la responsabilité de chacun. J’espère en tout cas que, à l’issue de cette discussion, les signaux seront à nouveau au vert pour notre île. »