Société

Crise des migrants : pour Jean-Marie Schléret, "Nancy a une vraie tradition d'accueil"

Par France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Sud Lorraine lundi 7 septembre 2015 à 10:13

Septembre 2015 : des migrants arrivent en gare de Vienne en Autriche.
Septembre 2015 : des migrants arrivent en gare de Vienne en Autriche. © Max PPP

Jean-Marie Schléret président du comité de surveillance de l'ARS, association pour l'accueil et la réinsertion sociale à Nancy, estime que la ville devrait accueillir des réfugiés, mais que le système d'accueil est déjà engorgé. Il était l'invité de France Bleu Lorraine, ce lundi.

Devant la crise des migrants en Europe, Jean-Marie Schléret, président du comité de surveillance de l'ARS, association pour l'accueil et la réinsertion sociale à Nancy, dresse ce lundi un premier constat : "cela fait des mois, voire deux ou trois ans que le désastre se profile !" Il est favorable à ce que Nancy, comme Metz, adhère au réseau des villes solidaires, les villes qui se proposent d'accueillir des réfugiés.

"Nancy peut accueillir 840 à 850 demandeurs d'asile en été, avec des travailleurs sociaux qui suivent la scolarité, les formalités administratives... dans de nombreuses langues." En hiver, le nombre s'élève à 1100 ou 1200. "Nancy a une vraie tradition d'accueille" se félicite Jean-Marie Schléret.

Problème de place

Mais le président du conseil de surveillance de l'ARS reconnaît qu'il y a un problème de places. De nombreux demandeurs d'asile sont déjà à l'hôtel. Or, il s'agit pour beaucoup de "demandeurs d'asile économique", en provenance des pays de l'Est, selon Jean-Marie Schléret, qui "ne repartent jamais". Or les places reviennent "prioritairement à de réels réfugiés"

Jean-Marie Schléret plaide aussi pour une résolution des problèmes à la source : il faut, selon lui, une intervention militaire ciblée, avec des troupes au sol, en Syrie et en Irak.

Le président socialiste du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, lance un appel aux familles du département pour accueillir des jeunes réfugiés étrangers sans parents. Actuellement, 139 jeunes migrants sont pris en charge par le service départemental de protection de l'enfance.