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Les associations d'aide aux démunis en Béarn et Bigorre dans le flou à l'approche de l'hiver

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Comment s'annonce l'hiver pour les démunis en Béarn et Bigorre ? Les associations qui leur viennent en aide sont dans le flou et craignent de voir le nombre de bénéficiaires augmenter davantage à mesure que la crise sanitaire se prolonge.

Les associations redoutent une hausse de la précarité au cours de l'hiver en raison de la crise sanitaire
Les associations redoutent une hausse de la précarité au cours de l'hiver en raison de la crise sanitaire © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

C'est un hiver dans le flou qui s'annonce pour les associations qui viennent en aide aux plus précaires : dans le Béarn et la Bigorre, le nombre de bénéficiaires n'a pas explosé pour l'heure, mais les premières hausses sont signalées depuis deux semaines dans plusieurs antennes locales. Avec des stocks de nourriture en baisse par rapport aux années précédentes, les collectes hivernales vont être cruciales, sous réserve qu'elles puissent avoir lieu. 

Plus de précaires redoutés avec un "effet retard"

Dans les différentes antenne de la Banque Alimentaire Béarn et Soule, les nouveaux bénéficiaires commencent à arriver progressivement : "je pense qu'il y a _encore un effet de certaines mesures comme la prise en charge du chômage partiel qui ont limité l'impact_, lance le président de l'association Jean-Bernard Casenave. Il pourrait y avoir un effet retard sur la hausse de précarité dans les prochaines semaines". Crainte partagée par la Croix Rouge : "jusque là, on a une augmentation des bénéficiaires très faible, reconnait Michel Niel, responsable de l'antenne de Pau, mais peut-être que c'est décalé dans le temps avec tous les dispositifs qui ont été mis en place par les pouvoirs publics"

"On est toujours sur des chiffres importants et on redoute un accroissement de la précarité car toutes les personnes qui vivent des petits emplois dans la restauration ou l'hôtellerie, les perdent actuellement, alerte Gilbert Stenier, référent pour les maraudes. "Chaque jour on a du monde en plus, à Tarbes en particulier, ajoute le responsable de l'association dans les Hautes-Pyrénées, Gérard Lucas. _On voit qu'_avec la crise sanitaire, la précarité prend de multiples formes "

Pour l'instant, on a pas de raz-de-marée, mais la vague arrivera peut-être plus tard.

Des ressources associatives en chute libre

Ces dernières semaines, la Croix Rouge de Pau vient en aide à une quarantaine de sans-abris chaque semaine au cours de ses maraudes, et une cinquantaine de familles se rendent à l'épicerie pour les denrées alimentaires chaque jour. Depuis le confinement, les stocks se sont épuisés plus vite : "c'est très problématique, on est dans un trou d'air énorme, lance Michel Niel. Nos recettes proviennent surtout des activités de secouristes et de la boutique, donc les deux mois d'arrêt puis la reprise molle font qu'on a aucun espoir de rattraper ce retard".

Les Restos du Cœur à Pau vont aussi devoir jongler pour garder la tête hors de l'eau. "La collecte de mi-mars était plus faible que d'habitude alors que les quantités de denrées récoltées augmentent en principe chaque année, lance Maryse, la présidente de l'antenne locale. On nous demande d'en faire une nouvelle mi-octobre , mais même si on parvient à la maintenir avec le contexte sanitaire, beaucoup de gens ont perdu leur emploi, donc _on fera comme on peut pour les dons_"

De son côté la Banque Alimentaire de Pau a dû nourrir davantage de monde pendant le confinement et dû annuler la collecte pour les jeunes qui devait avoir lieu en mai : si la collecte nationale de novembre doit l'être à son tour, l'association risque de se retrouver à sec pendant l'hiver.

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