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Crise sanitaire et baisse de moral : il faut faire au moins une chose agréable par jour

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Par , France Bleu Bourgogne

Un Français sur dix a consulté un psy depuis le début de la crise sanitaire et 17 % envisage de le faire. Une psychologue dijonnaise dresse un état des lieux du moral des Côte-d'Oriens et donne des conseils pour retrouver de l'entrain.

Aurélie Mainguet, psychologue clinicienne à Dijon
Aurélie Mainguet, psychologue clinicienne à Dijon © Radio France - Anne Pinczon du Sel

On ne sait toujours pas si on doit s'attendre à un troisième confinement, on peut difficilement planifier des vacances, et on a l'impression d'être toujours suspendus aux prochaines annonces du gouvernement, bref, les Côte-d'Oriens n'ont pas trop le moral en ce moment. Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, un Français sur dix a consulté un psy et 17 % envisagent de le faire. Aurélie Mainguet, psychologue clinicienne installée à Dijon fait le bilan de ces quelques mois particuliers. 

On ne sait pas à quoi se raccrocher, ni comment s'organiser 

Depuis le début de la crise, elle a vu des nouveaux patients arriver dans son cabinet. Plusieurs facteurs poussent les Côte-d'Oriens à consulter : "l'incertitude, les problèmes économiques, l'isolement, le manque de distractions habituelles" détaille Aurélie Mainguet. Evidemment, chaque personne vit les choses différemment, en fonction de son mode de vie, de son entourage, de la taille de son logement, de la présence ou non de la nature à proximité. 

Mais l'une des problématiques qui nous concerne tous, c'est l'incertitude. "On est dans un contexte de changements brutaux, on ne sait pas à quoi se raccrocher ni comment s'organiser. C'est difficile de s'adapter sur le long terme face à des changements répétés" explique la psychologue. La longueur de cette crise sanitaire n'arrange rien : "le présent manque de légèreté et c'est impossible de se se projeter dans le futur." 

L'autre difficulté à laquelle nous sommes tous confrontés, c'est le manque de contact physique avec nos proches. "Ca génère beaucoup de frustration, explique Aurélie Mainguet, on est des êtres de contact et ce manque de contact en ce moment pèse sur notre équilibre." 

Il est important de maintenir des sources de plaisir

Si certains font le choix de se faire aider par un professionnel, de manière ponctuelle ou plus durable, il y aussi des petites choses à mettre en place pour gérer au mieux la situation. Aurélie Mainguet insiste sur l'importance de "maintenir des sources de plaisir. Il faut faire _attention à la routine et aux contraintes_. Chaque jour, il faut amorcer quelque chose d'agréable pour soi-même." 

Et reconnaître que l'on ne va pas bien, ce n'est pas un échec, c'est même indispensable pour avancer. 

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