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Cyber-harcèlement : un ado sur dix a déjà envoyé une photo intime à son copain ou à sa copine

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Par , , France Bleu Pays de Savoie

A Chambéry, une conférence ouverte à tous au Manège ce mercredi va aborder les questions de cyber-harcèlement, pour mieux comprendre l'ampleur du phénomène et lutter contre la violence sur internet et les réseaux sociaux.

10% des adolescents ont déjà envoyé une photo intime à leur petit copain ou petite copine.
10% des adolescents ont déjà envoyé une photo intime à leur petit copain ou petite copine. © Radio France - Nelly Assénat

Environ un adolescent sur dix a déjà envoyé une photo intime à son petit ami ou sa petite amie, et 4% d'entre eux l'auraient vu circuler sur les réseaux sociaux par la suite. Avec les conséquences que cela peut entraîner. Ce mercredi est dédié au cyber-harcèlement au centre de Congrès Le Manège à Chambéry. Le matin de 9h45 à 12h, une conférence ouverte à tous est donnée par Bérangère Stassin, maître de conférence en sciences de l'information et de la communication à l'université de Lorraine

Le cyber-harcèlement n'est pas seulement les insultes ou moqueries qui se prolongent le soir sur les réseaux sociaux. C'est aussi un nouveau phénomène né sur les réseaux sociaux : la publication de photos intimes ou à caractère sexuel, appelé aussi revenge-porn. "C'est ce phénomène où par exemple une photo qui représente une jeune fille est publiée un samedi soir, photo qui fait le tour des réseaux sociaux pendant tout le weekend, et quand la jeune fille revient à l'école le lundi matin, elle est prise a partie, en général par l'ensemble de ses camarades qui la déconsidèrent" explique Bérangère Stassin.

"C'est aussi une façon de séduire. Malheureusement parfois les choses tournent mal."

L'interview de Bérangère Stassin sur le cyber-harcèlement

Cette forme de revenge-porn, ça n'existait-elle pas avant les réseaux sociaux et les smartphones ?

C'est une forme de violence qui est apparue au milieu des années 2000 aux Etats-Unis, avec la création de sites comme ex.com. Et le but du jeu, c'était de publier des photos de son ex-petite copine, en général après une rupture qui était mal vécue. Et puis petit a petit, le phénomène a été amplifié avec les réseaux sociaux, parce que c'est plus facile de partager des photos... Le selfie intime, c'est aussi une façon de séduire son partenaire, mais malheureusement parfois les choses tournent mal.

Les jeunes filles sont-elles surtout visées ?

Il arrive également que des jeunes hommes envoient des photos intimes et que les photos soient diffusées. Le jeune homme est autant touché.  Ce n'est jamais très drôle de voir ses photos ou ses vidéos intimes circuler sur les réseaux sociaux. Mais c'est vrai que les filles, elles, se font vraiment blâmer. Pour les garçons, ça arrive moins souvent. On le voit par exemple avec Benjamin Griveaux : j'ai commencé à regarder un peu ce qui circulait sur Twitter, je n'ai pas eu l'impression qu'il se faisait taxer d'homme facile. 

Comment sensibiliser les jeunes pour éviter ce genre de pratiques ?

On peut renforcer les campagnes de prévention. Il y a déjà pas mal de choses qui sont mises en place en France, la journée de mobilisation Non au harcèlement par exemple. Et surtout apprendre aux élèves que le web et les réseaux sociaux n'oublient jamais rien ! Donc que ce soit des photos qu'on va diffuser ou des insultes qu'on va émettre sur un camarade en 2020, tous ces contenus numériques ressortiront peut-être dans cinq ou dix ans, et ça viendra entacher la réputation a nouveau des victimes, mais aussi des agresseurs.

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