Société

D-Day : revivez la première veillée de la réconciliation franco-allemande

France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) dimanche 6 avril 2014 à 19:00 Mis à jour le mardi 8 avril 2014 à 22:30

Environ 500 participants pour la première veillée de la réconciliation franco-allemande au Mémorial de Caen.
Environ 500 participants pour la première veillée de la réconciliation franco-allemande au Mémorial de Caen. © Pierre Desaint - Radio France

Dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire du Débarquement, c'était la première veillée de la réconciliation franco-allemande ce mardi au Mémorial de Caen (en partenariat avec France Bleu, France 3 et Ouest-France).

On célèbre cette année le 70e anniversaire du Débarquement. Ce mardi, France Bleu, France 3 et Ouest-France vous invitaient pour la première "veillée de la réconciliation franco-allemande" au Mémorial de Caen. Un rendez-vous qui précède une série de dix veillées à travers la Normandie, de Deauville à Cherbourg en passant par L'Aigle.

Ce mardi, trois "grands témoins" étaient invités au Mémorial de Caen :

Michel Meyer, journaliste et ancien directeur du réseau France Bleu, correspondant de l'ORTF à Bonn pendant de longues années,Eckart Thomä, ancien patron du groupe Bosch, né à Francfort, marié à une Anglaise et installé à Caen depuis plus de trente ans,Michel Blanc, président de l'association "Cœurs sans frontière", association franco-allemande des enfants de la Seconde guerre mondiale. À leurs côtés, Anne-Marie Denizot a également témoigné avec force de l'importance des échanges franco-allemands dans la construction de la paix. Anne-Marie Denizot a fondé en 1959 l'association caennaise de connaissance de l'Allemagne.

"J'ai pensé toute ma vie que j'étais un accident de la guerre mais en réalité, j'étais un enfant de l'amour"

* Autre témoignage fort lors de cette soirée, celui de Daniel Rouxel. Né en 1943 d'un père allemand et d'une mère française, il a raconté son enfance marquée par les humiliations dans son village de Pontorson dans la Manche. "J'étais le fils du boche, le fils de la putain " se souvient-il. Mais il précise, "j'ai pensé toute ma vie que j'étais un accident de la guerre mais en réalité, j'étais un enfant de l'amour* ". Daniel Rouxel a obtenu son certificat de nationalité allemande en octobre 2009. Il est le président d’honneur de l’association Cœurs sans Frontières.

Environ 500 participants

Cette soirée était ouverte au public. Environ 500 personnes se sont rassemblées au Mémorial de Caen pour l'occasion. Outre les personnalités, des Normands anonymes, jeunes ou anciens, ont ainsi pris la parole pour raconter leur relation aux Allemands. Et l'on a entendu cet homme qui avait grandi à Dozulé pendant la guerre. Petit garçon ami avec un soldat allemand installé dans le village. Plus tard, le soldat est parti et l'homme cite ce que son père lui a toujours répété : "Ne dis jamais 'les Allemands', 'les Français', 'les Juifs', etc. car dès que tu généralises, tu deviens insignifiant ."

Retrouvez cette veillée en vidéo ici (grâce à notre partenaire France 3 Basse-Normandie).

Et revivez notre live de cette soirée au fil des réseaux sociaux.

DOSSIER - 70e anniversaire du Débarquement - Radio France
DOSSIER - 70e anniversaire du Débarquement © Radio France
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